PROFIL- MP PROFIL- MP PROFIL- MP •• Il semblerait qu'une chèvre ou bien un bouc, personne ne sait vraiment de quoi il s'agit, se balade dans les couloirs du château. Parfois même, des élèves affirment entendre le rire mesquin de cette maudite bestiole sans jamais pouvoir mettre la main dessus. Le directeur affirme pourtant qu'aucune chèvre ou bouc ne se balade dans les couloirs. Affaire à suivre.

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 Like a star in the sky. [Ezra Owen Griggs ♥]

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Serpentard • Sixième année
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Serpentard • Sixième année
MessageSujet: Like a star in the sky. [Ezra Owen Griggs ♥]   Jeu 19 Jan - 20:22

"Pourquoi tu ne parles jamais ?"

La question se perd dans la froideur de ce début de journée comme beaucoup d'autres d'ailleurs. Car Ezra ne répond jamais aux questions que je peux lui poser.  Il faut dire qu'elles ne sont pas nombreuses. A peine quelques murmures effacés par son indifférence. Je peux le comprendre. Je ne dois être à ses yeux qu'un ver, un homme sans nom comme il y en a tant ici. Il ne me connaît pas. Pas vraiment. Nous sommes simplement dans la même équipe de Quidditch, ça ne fait pas de nous des amis, encore moins des connaissances. J'aurais pu ne pas le remarquer. Pourtant un beau jour j'ai levé les yeux des mots dans lesquels j'étais plongé et je suis tombé sur lui. Un minuscule morceau de lumière drapé dans ses airs de prince qui cheminait vers une destination dont il était le seul connaisseur. Il n'avait été jusque là qu'un jeune homme comme les autres, quelqu'un que je fréquentais sur le terrain de Quidditch - et encore, car je m'étais toujours enfoui trop profondément dans mon monde de papier pour le voir réellement. Mais il avait fini par captiver mon intérêt. Par être à mes yeux plus qu'un fade inconnu dont les yeux ne se lèveraient jamais vers les miens. Au debut je voulais juste en apprendre un peu plus. Savoir d'où il venait, en quoi il etait doué, quelles etaient ses matières de prédilection. Puis je m'étais surpris à espérer. A désirer plus que sa froideur alors que j'y étais à l'origine indifférent et préparé. Parce que je n'ai jamais eu d'amis et que ce garçon aux cheveux blancs m'a semblé sympathique derrière ce masque qu'il porte chaque jour. Parce que ces moments où je ne suis plus dans son ombre, je me surprends à la chercher. Je ne m'étais jamais senti seul avant ça. Mais aujourd'hui je goûte aux affres de la solitude et elles ne me plaisent guère.

Un frisson passe sur ma nuque et je resserre l'écharpe autour de mon cou. Mon corps suit le sien dans un mouvement presque automatique, mais ma tête s'est déjà envolée ailleurs, vers le ciel que j'aime tant parcourir lorsque je m'abandonne à ma seconde peau. Le seul endroit où je me sente parfaitement libre, dépossédé de toute limite. Là où personne ne peut m'atteindre. Et parce que je rêve encore, il y a bien longtemps que je ne fais plus attention aux endroits où je pose les pieds. Je pourrais aisément m'éclater la tête contre un rocher. Me briser la nuque dans une pente. Ou n'importe quel autre drame. Mais comme toujours je ne fais que tomber, comme seuls les enfants tombent. En trébuchant sur mes propres pieds avant de plonger en avant. Sur lui. Je ne crie pas, ça ne sert à rien. Ça se passe dans un étrange silence et je me retrouve étalé sur lui, les lèvres pincées et le visage enfoncé dans son dos. Je n'aurais pas pu faire mieux. Mes cils s'affolent en quelques battements, un juron passe ma bouche. Je me redresse, lui jette un regard qui veut tout dire. Excuses, menace de ne pas parler de cela a qui que ce soit. Puis je redresse la tête et m'étonne silencieusement que nous soyons arrivé jusqu'ici sans autre incident. Mes mains picotent légèrement sous l'effet de ma chute mais ce n'est pas le genre de détail dont je me soucis. Encore une fois je suis figé. Figé devant les eaux sombres et terrifiantes du lac qui abritent mille créatures.  Il m'a toujours effrayé. Je ne sais pas pourquoi, sûrement parce que je n'ai jamais eu l'occasion d'apprendre à nager, ou à cause des choses que l'on peut trouver dans les profondeurs. Est-ce qu'il y a besoin d'une raison pour avoir peur ?

Mon cœur bat la chamade et ma mâchoire se crispe tandis que je fais un léger pas en arrière. A chaque fois que nous venons je ne peux m'empêcher d'être sur mes gardes. De faire attention. Et surtout de ne pas être trop proche de l'eau. Je finis toujours par me détendre bien sûr,  surtout lorsque je viens pour dessiner, et il est vrai que je me suis accoutumé. Le suivre lui a certainement du bon. Il vient souvent. Il aime bien le lac je crois. Comme moi j'affectionne particulièrement la bibliothèque.
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MessageSujet: Re: Like a star in the sky. [Ezra Owen Griggs ♥]   Jeu 19 Jan - 22:32

Yeux rivés vers le ciel d'hiver, le nuage de buée s'élève de ta bouche et s'évapore aussitôt dans l'air frais. L'hiver est là et toi, tu ne sembles pas ronchonner à cette idée de passer tes journées dans le froid glacial régnant autour du château. Tu ne sembles pas embêter par ce climat froid, au contraire, toi, tu te sens bien ainsi. Le lac était d'avantage déserté en hiver, le temps n'était pas clément à une balade autour d'une grande étendue d'eau sombre, mais toi, c'était tout le contraire. Tu trouvais le lac bien plus beau par un temps comme celui-ci. Ses bordures commençaient à geler, tu pouvais voir quelques cristaux de glace se former sur les pierres humides, oui, le lac était bien plus beau en hiver qu'il ne pouvait l'être à n'importe quelle autre période de l'année.

C'était là que tu aimais profiter de tes envies de calme et de tranquillité, loin de ça et loin de toutes ces choses dites à ton sujet. Loin des regards et des murmures incessants. Loin des élèves qui ne voient en toi qu'un Griggs, qu'un fourchelang, qu'un de ces futurs sorciers qui vont mal tourner. Celui qui aurait, dans un futur proche, des ennuis avec le Ministère. Tes mains planquées sous ta robe de sorcier qui volait au fil de tes mouvements, tu enfonçais ton nez sous ton écharpe chaude aux couleurs de la maison au serpent et tu avançais, tu longeais le lac avec les mouvements fluides et habituels, comme si tu connaissais l'emplacement exact de chaque pierre, comme si, rien ne pourrait te faire trébucher.

Bang. Un hoquet de surprise t'échappe et sans même que tu ne puisses réagir, tu sens un poids sur ton dos, un poids qui t'emporte dans une chute qui t'es douloureuse à la réception. Des regards qui s'échangent, tu le connais, tu connais son nom, son visage. Tu sais qu'il est de la même année que toi, de la même maison. Il est dans l'équipe de Quidditch aussi mais jamais tu ne lui as adressé la parole. Tu te souviens à peine de l'intonation de sa voix pour peu que tu la connaisses. Voilà qu'il venait de briser avec violence ta solitude. Il s'excuse, te demande ou plutôt semble te menacer de n'en parler à personne. Oh...il semblait terriblement bien te connaître. Tu étais tout à fait le genre de garçon à aimer raconter que quelqu'un t'es tombé dessus et à fais en sorte que tu viennes écraser ton minois de porcelaine contre le sol.

Ton menton est douloureux, le froid accentue la sensation de brûlure et toi, tu ne sembles par pour autant y prêter attention. Tes cheveux sont défaits, une mèche vient te gêner alors tu la plaque aussitôt avec les autres. Tu te redresses, plongeant finalement tes deux orbes pâles dans celles de ton vis-à-vis. « Tu ne tiens plus debout, Svanes ? »

Fâcheuse habitude de t'adresser à autrui en utilisant son nom de famille. Distances, tout de suite. Tu imposes ta façon d'être, tu imposes ta froideur et tu ne sembles même pas t'en excuser. Tu lâches un souffle qui s'évapore en fumée dans l'air frais en le regardant, là, figé à fixer l'étendue d'eau. En aurait-il peur ? Sûrement. Ce n'était pas le regard de quelqu'un qui appréciait tout autant cet endroit que toi.

« Que fais-tu ici si tu as peur de l'endroit ?» Tu te doutais de la réponse, tu savais bien que ce n'était pas juste la première fois qu'il était là, derrière toi. Mais tant qu'il était en face de toi, coincé. Tu voulais en profiter. Un autre regard et puis tu te détournes finalement pour venir t'accroupir au plus près de l'eau. Ton gant est oté pour révéler ta main d'un blanc délicat qui vient alors écraser avec douceur la fine couche de glace qui commençait à se former. « Les Strangulots ne vont pas te sauter dessus hors de l'eau, tu sais. »
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MessageSujet: Re: Like a star in the sky. [Ezra Owen Griggs ♥]   Ven 20 Jan - 15:44

Il me faut quelques longues secondes pour me détourner des flots nébuleux qui ondoient tranquillement non loin de mes pieds afin de me concentrer sur les orbes pâles criblées sur le visage de lys qui me fait face. Peut-être bien cinq de plus pour me rendre compte qu'il est en train de me questionner alors qu'il s'est toujours contenté de me laisser le suivre sans jamais s'intéresser à moi. Pourquoi le fait-il aujourd'hui ? Parce qu'il a réussi à me prendre au piège ? A m'acculer devant cet endroit qui ne m'inspire que de la peur ? Mes prunelles de jais se teintent d'un soupçon de colère, mêlée à une forte incompréhension. Malgré tout il ne semble pas la voir, s'avance vers le bassin que la glace a commencé à caresser et pose ses longs doigts dessus. Elle ne résiste pas bien sûr, ploie à son contact et se fissure, s'enfonce dans l'eau d'où elle ne ressortira jamais. Tuée alors qu'elle n'a pas eu le temps de vivre. Un sourire effleure mes lèvres, mon corps vient s'accroupir à côté du sien. Assez près pour sentir sa chaleur, trop loin pour que l'on se touche réellement. Sans le regarder. Je préfère me perdre sur le paysage qui nous entoure, laisser voguer mon regard vers ces lieux qui ne connaissent ni maîtres ni règles. Le lac, avec tous les êtres de l'eau qui y résident. La forêt, bien plus loin. Là où les centaures vivent et nous méprisent, que nous soyons moldus ou sorciers.

"Ce n'est pas l'endroit en lui même qui m'effraie. C'est tout ce qui se trouve en dessous et je ne veux pas tomber malencontreusement dedans. Mais je peux le supporter si ça me permet d'entendre au moins une fois le son de ta voix."

La mienne s'est parée de douceur au creux de laquelle résonnent encore les quelques notes de dureté nées de mon incapacité à comprendre ce soudain intérêt qu'il me porte. La peur que ce ne soit pas un pas en avant, mais simplement quelques secondes où il me remarque pour tromper un quelconque ennui ou un soupçon de solitude que sais-je ? Je tourne le regard vers lui et laisse mon visage s'incliner délicatement vers le côté, sous des interrogations qui ne tarderont pas à passer ma bouche.

"Il y a beaucoup de rumeurs qui courent sur toi Griggs. Est-ce que je dois les croire ? C'est ce que je me demandais la première fois où je me suis approché de toi." Je marque une pause. Trouver les mots est parfois compliqué. "Pourquoi ont-ils peur de toi ?"

Les sourcils se froncent et mon index vient fendre la surface de la glace, se retirant presque brutalement au contact polaire de l'eau qui sommeille en dessous. Une simple fraction de seconde qui suffit à faire s'affoler mon cœur, à hérisser ma nuque. Je ramène ma main contre ma robe de sorcier, l'essuie dessus, me redresse doucement. Et je l'observe, j'attends qu'il se relève pour qu'on continue de marcher, parce que j'aime bien ça, me promener à ses côtés. Loin du bruit et des autres élèves, de l'agitation et des bavardages inutiles. Juste accompagné du son de nos pas, des bruits de la nature, et présentement, de nos seules voix. C'est juste agréable. Reposant. Avec l'impression de vivre un moment privilégié à ses côtés. Mes doigts sans gants se glissent au creux des poches pour se réchauffer du froid hivernal, caressés par sa douleur et sa morsure, peints d'un rouge de plus en plus violet, transis, entièrement. Un frisson passe sur ma colonne vertébrale alors que doucement j'esquisse un pas vers le côté, comme pour l'inciter à me suivre, à reprendre le cours de notre chemin, avide d'en découvrir plus, d'en vivre plus.
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MessageSujet: Re: Like a star in the sky. [Ezra Owen Griggs ♥]   Ven 20 Jan - 16:53

Si cela pouvait lui permettre d'entendre plus ta voix. Tu avais tiqué, sourcils levés par la surprise. Tu ne comprenais pas tout à fait ses paroles. Non, en réalité, tu les comprenais parfaitement mais tu ne voyais absolument pas où il voulait en venir. Tu continues doucement ta pression contre la glace en l'écoutant te parler avec sa voix tout en douceur. Tu le guettes du coin de l'oeil sans lui répondre pour l'instant, te contentant de l'écouter tout simplement s'expliquer sur ses raisons de ne pas aimer cet endroit autant que toi tu ne l'aimes. Crac. Soudainement, la pression se fait bien plus puissante sur la glace. Ta force t'échappe un peu et ton doigt se retrouve plongé dans l'eau glaciale et il y reste longtemps, suffisamment pour te le teinter d'une couleur bien propre à celle du froid. Tu l'ôtes finalement de là pour remettre ton gant convenablement avant de te redresser à ton tour. Laissant le silence s'imposer quelques instants. Des instants trop longs certainement, pour lui qui avais finalement osé te poser une question que l'on aurait pu juger délicate à ton sujet. Est-ce que les rumeurs sont vraies ? Pourquoi les autres ont peur de toi ? Tu aurais pu en rire, si l'on t'avais donné cette capacité. Tu lui aurais certainement ris au nez tellement ces question paraissent terriblement étonnantes. « Tu en penses quoi, toi ? »  

Un regard azur lancé sur ses deux orbes de jais et voila que tu te mets à marcher en laissant un nouvel instant de silence s'imposer. « Tu ignores vraiment pourquoi l'on a peur de moi ? Après tout ce temps ? » Un fourchelang et un Griggs, qui plus est. Comment pouvait-on ne pas avoir peur de toi ? Comment pouvais-t'on te voir normalement, comme le simple enfant que tu es réellement ? Tu n'as jamais été un enfant avec une soif d'apprentissage, une soif de pouvoir, une envie incontrôlable d'avoir une maîtrise sur toi-même et sur tout. Tu as toujours été un Griggs, le plus mauvais de tous les Griggs car le premier à exhiber cette faculté qui coule dans le sang de la famille depuis fort longtemps. La langue des serpents coule dans les veines de ta famille depuis toujours et l'on pensait qu'elle avait disparu avec le temps, mais non, elle a juste été cachée. Personne ne savait. Et toi, toi tu es apparu et tu as fais voler en éclat la volonté de tes ancêtres.  
« Je ne sais même pas ce que les gens craignent réellement. Si c'est mon nom ou tout simplement ma capacité à parler la langue des serpents. » Un énième souffle s'évapore dans l'air, tu hausses les épaules, ajuste correctement tes gants au fil de tes pas silencieux sur les galets du lac. « Et je n'y porte pas vraiment attention. Je ne sais même plus ce qu'il peut se dire à mon sujet. » Mensonge. Tu savais très bien de quoi les autres parlaient quand il était question de toi, de Ezra Owen Griggs. Tu le savais très bien mais sûrement voulais-tu le pousser à dire exactement ce qu'il entendait lui. Ce qu'il entendait vraiment avec toutes ces histoires.
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MessageSujet: Re: Like a star in the sky. [Ezra Owen Griggs ♥]   Ven 20 Jan - 18:50

Et les secondes continuent de s'enfuir, longues, de plus en plus alors que l'impatience me gagne, que les réponses tardent à arriver. Je passe d'un pied à l'autre, enfonce mes mains plus loin dans les poches pour capturer le moindre soupçon de chaleur émanant de mon corps. Puis je me fige. Brutalement. Tourne le visage vers lui avec surprise, intrigué. Ce que j'en pense ? Il me le demande réellement ? Décidément, Ezra Owen Griggs n'est pas comme les autres. Alors qu'il y a dix minutes à peine il m'ignorait, le voilà qui me demande mon avis. Ce que j'en pense. Je prends quelques secondes pour réfléchir, mon sourire revenant, accompagné par un air espiègle. Bien sûr que je sais pourquoi ils disent tout ça. Pourquoi les rumeurs courent derrière chacun de ses pas à la manière du boulet accroché à son fantôme. Un don presque maudit, un nom craint. Mais les rumeurs, j'en ai toujours fait fit, refusant d'être un homme comme les autres, d'être de ceux qui suivent le jugement du reste du monde parce que c'est plus simple. Alors je laisse un rire bercer ma gorge, réponse à ses interrogations qui sonnent fausses à mes oreilles malgré son innocence feinte et les artifices posés sur sa dernière remarque. Il ne faut pas être idiot pour comprendre ce qu'il attend. Et je suis prêt à la lui offrir la vérité, sur un plateau d'argent s'il le faut. Car il n'y a pas d'enjeux. Aucun défi, à part celui d'une bonne discussion, une fois les prémices dépassés.

"Ils craignent tout ça à la fois. Mais c'est parfaitement idiot. Un don ne façonne pas quelqu'un, c'est la manière dont il est utilisé qui fait tout. Quant à ta famille..." Un nouveau rire, effleurant les lèvres en un battement d'ailes. "On ne la choisi pas. Un nom est un nom, il ne reflète pas qui on est."

La preuve en est du mien, qui n'est pas celui que j'aurais dû porter si je n'avais pas été abandonné dans les rues de Londres alors que j'avais à peine quelques heures. Mais ça il ne le saura psa, pas aujourd'hui du moins. Si un jour il doit demander, peut-être l'apprendra t-il, mais pas aujourd'hui. D'un pas souple je le suis sur les galets, trébuche à nouveau mais me rattrape cette fois-ci avant de m'étaler. Je pourrais maudire ma maladresse et mes pas de travers, mais je n'ai jamais été à l'aise que sur la terre de certaines rues de l'East End où j'ai vécu 7 ans, et les dalles des belles rues que je fréquente maintenant. Les terrains irréguliers ne sont pas ma tasse de thé, j'ai bien du mal à m'adapter. Qu'à cela ne tienne, je me fiche de tomber et de paraître ridicule, on a tous nos défauts, nos tares. Certains en ont des pires. Ezra est réputé pour en avoir de nombreuses.

"Ils disent aussi que tu es insensible, violent et méchant. Et qu'il n'y a rien qui puisse t'adoucir. Je ne suis pas d'accord. De toute façon je ne crois pas aux rumeurs. Elles sont bien trop faciles à créer par rapport au temps et aux efforts qu'il faut pour les détruire."

Je guette chacune de ses réaction du coin de l'œil, un sourcil légèrement levé, alors qu'avant tout je fais attention aux endroits où je pose les pieds. J'ai la gorge presque sèche, faute de tant parler. Je ne suis pas bavard, lui non plus. Alors ce n'est pas maintenant que je vais m'enfermer dans ma tête, pas alors que nous communiquons enfin. Je continue de marcher, calé sur son rythme, lorsqu'une brise glaciale vient frapper mes joues, se glisse sur tout mon corps. Instinctivement je me rapproche de lui, colle nos bras, rapproche nos flancs, oubliant un instant que je suis le plus grand, le moins à même d'être protégé.

"Tu m'as intrigué Ezra. Je ne t'avais jamais vraiment remarqué, je ne faisais pas attention. Puis un jour tu es passé devant moi lorsque je levais les yeux. Je n'ai pas vu un monstre défiler dans ce couloir. Tu ressemblais d'avantage à un prince. Un prince aussi seul que je l'étais. Je ne pouvais pas te laisser ainsi."

S'il avait été Andrew, il y aurait eu un coup d'épaule complice, un nouveau rire sous ces révélations. Mais nous restons l'un pour l'autre des inconnus et je ne peux encore me permettre de telles familiarités.
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MessageSujet: Re: Like a star in the sky. [Ezra Owen Griggs ♥]   Dim 22 Jan - 11:49

Un don ne façonne pas une personne, ni un nom. Tu le trouvais bien naïf de penser ainsi, sûrement était-il bien en dehors de toutes ces histoires de famille élitiste, voilà, pourquoi, actuellement il parlait ainsi. Tu replaces ta tignasse blanche vers l'arrière, tu le regarde du coin de l'oeil avant de retourner à fixer la grande étendue d'eau. Ainsi donc, il ne croit pas aux rumeurs. Et plus il disait ça, plus il affirmait être persuadé que tu n'étais pas le garçon que l'on dépeignait par des murmures peu scrupuleux et plus tu ne le comprenais pas. Car même si parfois ces dires étaient exagérés, même si, quand autres élèves affirment voir en toi un sorcier méprisant, ils ne sont pas dans l'exact...Ils n'ont pas tout à fait tord. Tu aurais pu être vu d'une manière différente si tu avais fais les choses pour, cela fait six ans que tu as ce genre de réputation. Alors si elles étaient complètement fausses, tu les aurais déjà balayées au loin. Mais tu n'as jamais rien fait pour, sûrement car tu trouves une part de vérité en elle et que te débattre contre le courant te paraissait futile.

Et finalement il achève ses paroles sur des mots qui te font t'arrêter dans ta marche pendant quelques instants. Quelques seconde où tu étais là, à le fixer, le sourcil levé sans que tu ne puisses comprendre pourquoi il venait de te dépeindre ainsi. Il t'idéalisait bien trop, ce n'était pas de la gêne que tu ressentais vis à vis de ses douces paroles. Tu n'aimais juste pas que l'on se fasse une telle idée aussi rose des choses. Tout n'est pas blanc chez toi. Tu n'es peut-être pas quelqu'un de profondément mauvais, mais tu n'es pas pour autant quelqu'un de bien. Tu ne fais pas le bien autour de toi et tu ne colles certainement pas à l'image d'un prince. Alors tu ne sais pas ce que tu dois comprendre de ses paroles. « Un prince ? Vraiment ? » Un prince perdu dans sa solitude et lui, Octans Svanes qui vient pour te sortir de là. Tu ressemblais plus à la demoiselle en détresse, à l'écouter bien en détail.

« Tu te méprends sur plusieurs choses, Svanes. J'aime venir ici seul de temps à autre. Cela ne veut pas pour autant dire que je suis toujours seul.  Ton soutenu, comme lorsque tu devais t'adresser à tes semblables lors de dîners mondains. Tu reprends alors ta démarche souple et légère en laissant quelques instant tes paroles en suspens.

« Et qu'est-ce qu'il te fait dire que les rumeurs sont fausses ? Les ais-je déjà démenti ? » Tu souffles une énième fois avant de finalement porter de nouveau ton regard sur lui, le fixant droit dans les yeux pour lui montrer à quel point ton regard ne vascillait pas et que, ce que tu disais hurlait de vérité. « Les rumeurs sont basées sur des vérités. Celles me concernant le sont plus que n'importe lesquelles. Libre à chacun d'y croire ou non ou de leur apporter des nuances. » Tu as toujours été ainsi Ezra, flou, froid, terriblement distant et à ne jamais te justifier, à ne jamais cherché à t'aider. Tu t'enfonces même. Tu ne t'aides pas, tu n'aides pas les autres, tu n'agis pour personne pas même pour toi. Alors, non, Ezra, tu n'es pas quelqu'un de bien, tu n'es pas quelqu'un de doux, gentil et aimant. Tu es cette personne insensible que l'on décrit, tu es cette personne violente et méchante. Oui, tu es tout ça et tout en nuances.

Tu te plantes devant lui, devant le brun. Tu ne cesse de le fixer droit dans ses deux orbes de jais. Tu ne le comprends pas. Pourquoi, il te voit ainsi. En un sens, tu trouves ça quelque peu idiot que l'ont te voit entièrement comme quelque chose que tu n'es pas. « Les choses ne sont pas roses, Svanes. Elles sont loin de l'être. »

Un garçon élevé par des moldus ne pourra certainement jamais comprendre ça. C'est ce que tu te disais. Et voilà que tu te mettais à penser comme ton père...
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MessageSujet: Re: Like a star in the sky. [Ezra Owen Griggs ♥]   Dim 22 Jan - 14:08

Un sourcil se hausse sous sa réaction. L'allégresse retombe en une pluie infinie de gouttelettes qui s'échouent lamentablement au creux de mon cœur, marques de ma déception alors que je me rends compte que les rumeurs ne sont peut-être pas si infondés. Il y a toujours une source, quelque chose en la personne qui permet de les inventé. Mais bien souvent elles ne sont pas aussi vrai que l'on pourrait le croire. Bien souvent, la part de vérité est beaucoup moins importante que celle d'invention. Le sourire se fane Les traits perde leur joie et leur innocence, celle qui m'a été arraché il y a trop longtemps. Je soutiens son regard. Chacune de ses paroles. Secoue la tête, me renfrogne doucement. Ai-je rêvé lorsque j'ai eu l'impression qu'il était tout aussi solitaire que je l'étais ? Me suis imaginée toutes ces choses ? Il y a pourtant des signes qui ne trompent pas. Mais peut-être qu'ils n'étaient qu'un fantasme. Enjolivés afin de me pousser vers lui. Après tout, il y a toujours un moment où l'homme flanche d'être si seul. Un moment où il devient insupportable d'être le reclus, le laissé pour compte, celui que l'on fuit où que l'on ne désire pas côtoyer parce qu'il est différent. Je ne possède pas de don. Pas de nom de famille qu'il faut craindre. Je suis seulement celui qui n'a d'intérêt aux yeux de personne. Ça m'a convenu, pendant un peu plus de 5 ans. Me contentant d'esquisser quelques bribes de conversation avec quelqu'un qui voulait bien s'intéresser pour quelques secondes à moi. Me plongeant dans les livres, dans le savoir, rêvant aussi parfois. Je me suis imaginé chevaucher les dragons, instaurer des traités avec les centaures, devenir ministre de la magie, ou encore intégrer la meilleure équipe de Quidditch. Puis je me suis réveillé.

C'est effrayant d'ouvrir les yeux et de se rendre compte que tout le monde a vécu autour de nous. Alors que je me desséchais dans les livres, les autres riaient, avaient embrassé leur première fille, leur premier garçon, savaient déjà ce qu'ils feraient plus tard. Et j'étais là. Avec mes doutes, mes incertitudes, mes peurs, alors qu'il me semblait avoir perdu mon but il y a bien longtemps. Ezra... était simplement là au mauvais moment. Il ne pouvait pas savoir que je m'accrocherait à lui comme un morceau de honte que l'on ne parvient pas à détruire. Mais est-il réellement un monstre ? Je n'y crois pas. Il y a quelque chose au fond de moi qui ne veux pas y croire. Tout simplement. Ce serait trop facile.

"D'accord, tout n'est pas rose, tout n'est pas que mensonge dans ces rumeurs. Alors qu'est-ce que tu es ? Le digne fils de ton père ? Un homme de plus qui ne jure que par la pureté du sang et classe les autres selon leur lignée ?  Qui méprise  ceux qui n'ont pas la chance  d'être comme toi ? Oh allons. C'est trop facile d'être comme les autres. Et puis, que sais-tu de la pureté de mon sang ? Tout le monde n'a pas la chance de connaître sa famille. Sa véritable famille."

Je m'éloigne de lui. De quelques pas. Je suis déçu de voir que comme tous les autres il se contente de suivre le mouvement. D'être conforme au rôle que la société lui a crée. N'y a t-il que cela derrière Ezra Owen Griggs ? Qu'un jeune homme a qui on a dit un jour 'méprise les sangs-mêlés, les nés-moldus, les traître à leur sang' et qui obéit sagement ?

"Mais si ça te conviens d'être jour après jour entouré de personnes qui te craignent ou t'admirent à cause de ton don ou de ton nom, grand bien te fasses. Je trouve simplement que c'est triste. Car le jour où tu auras besoin d'aide, il n'y aura personne pour t'en apporter. Si tu te plantes de chemin, personne pour te le dire. Car ce n'est pas toi qui les importe."

Mon bras vient se glisser sous le sien. Je me cale auprès de lui, reprenant notre chemin comme si de rien n'était. Brisant ma solitude, la sienne, une fois de plus. Refusant de l'abandonner. Certains Serpentards me reprochent parfois d'être trop laxiste, trop gentil lorsque mes deux pieds sont posés sur la terre ferme. Mais mettez moi sur un terrain de Quidditch et il en est autrement. C'est ça la complexité humaine. C'est ne pas le planter là alors qu'il se comporte comme un idiot. Alors qu'il n'est pas exactement comme je le pensais. J'ai quand même une consolation sur ce point : Il va peut-être se révéler encore plus intéressant que ce que je le pensais.
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MessageSujet: Re: Like a star in the sky. [Ezra Owen Griggs ♥]   Lun 23 Jan - 14:54

Finalement. Il est comme les autres. Il saute aux premières conclusions, il ne cherche pas à comprendre plus que ça. Oui, c'est bien ça, il est comme les autres. Toi, être comme les autres ? Connait-il seulement la moitié,non, ne serait-ce le quart de l'éducation que tu as pu recevoir ? Et pas seulement toi. Une grande partie de ces enfants au "sang pur" connaissent la même route. Devoir se plier à la volonté des parents, apprendre à regarder autrui de haut et à ne fréquenter que les "semblables". L'as-tu seulement mépriser pour qu'il se permette de te dire ça ? Non, tu n'avais rien dit à son sujet et encore moins aux sujets des moldus, des sang-mêlés. Et lui, il semble te reprocher de l'avoir fait, venant clâmer haut et fort qu'ici, il était sûrement le plus malheureux de ne pas avoir connu sa véritable famille.

Tu le trouves idiot, sur le coup, contradictoire aussi. Il semble te reprocher d'accorder une trop grande importance à ta famille, ta vraie et voilà que lui aussi, vient la mettre en avant, comme si c'était une chose indispensable à une belle vie. Tu as envie de rire Ezra mais tu n'en fais rien. Tu as l'impression qu'il te reproche de connaître tes parents, que c'est une chance d'avoir grandi avec eux. Oh...quelle naïveté. Peut-être que tu n'as pas connu la faim ni le froid, ni la peur de mourir. Jamais tu ne connaitra ça. Mais la crainte de sa propre famille, de son sang est sûrement l'une des choses les plus horribles que l'on puisse imposer à quelqu'un de ton âge. Tu n'as jamais pu développer un quelconque sentiment réellement positif, jamais celui qui te réchauffe vraiment le coeur comme tu le souhaiterais. Bien sûr, il existe des exceptions, tu sembles bien apprécier cette jeune Gryffondor, chose étonnante aux yeux de tous. Elle fait parti des "rares élus" qui semblent en avoir rien à faire de ton nom, de ton influence. Et étrangement, cela te fait du bien. Parce que tu n'as pas besoin de personnes qui te jugent pour ta carrure, tu ne veux pas de personnes qui tentent sois-disant de te comprendre comme ce serpent aux allures d'aigle est en train de le faire. Salazar Serpentard devait se remuer dans sa tombe à l'heure actuelle, savoir qu'un serpent aussi gentil et préoccupé par autrui se balade dans sa précieuse maison.
« Tu te méprends encore. Si j'étais le digne fils de mon père, tu n'aurais pas eu la permission de me parler. Je ne t'aurais même pas adressé un regard, une parole. Je me moque de ce que tu peux être, un sang de bourbe, un sang mêlé ou un sang pur. Tu penses vraiment que je classe les gens ainsi ? »

Il passe son bras sous le tiens et toi, tu le repousses. Sans violence. Mais tu lui fais comprendre que ce n'est pas en te parlant ainsi que tu t'ouvriras à lui. Bien au contraire. Tu étais bien plus proche du mépris que du respect. Besoin d'aide ? Cela fait bien longtemps que tu n'attends plus une chose pareille. Pas après tout ce temps passé à t'écraser en face de ton père.

« Tu prétends comprendre les choses. Tu devrais ouvrir les yeux. Pour certains sorciers, connaître sa vraie famille est un fléau dont on ne peut se débarrasser. »
Ton regard est glacial, bien plus froid qu'il ne l'a été jusque là. Tu méprises plus que tout au monde les personnes qui pensent connaître et comprendre tout. Tes poings se serrent, tu mordilles ta lèvre et te détournes de lui pour attraper un galet qui trainais sur le sol parmis tant d'autres. Tu le tâtes quelques instant au travers de tes gants et finalement tu le lances pour faire des ricochets sur l'eau.

« Je sais ce que tu as vécu autant que toi, tu connais ma famille, mon éducation. Alors il vaut mieux éviter d'affirmer comprendre. Finir seul ? Sans aide ? Il existe des choses bien plus effrayantes que ça. »

Ah...Tu étais terriblement incorrigible. La froideur à l'état pur.  
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Dernière édition par Ezra Owen Griggs le Lun 30 Jan - 20:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Like a star in the sky. [Ezra Owen Griggs ♥]   Lun 23 Jan - 16:20

Le rejet. Brutal mais compréhensif. Les hypothèses formulées qui s'écroulent sous ses lèvres, abattues par les mots, réduites à néant par sa froideur. La prise soudaine de conscience que mes paroles n'étaient que des faux pas successifs, enchaînés sans que je ne m'en rende compte à une vitesse éclair. Des choses que j'ai pensé comprendre mais qui se révèlent être absolument autres lorsqu'il les prononce. L'erreur est humaine. Induite par la bêtise, ou par nos sentiments qui prennent le pas sur la raison. Les émotions. La sensibilité de l'être humain, qui peut nous pousser à notre perte. Si je ne m'y étais pas livré une fois de plus, peut-être ne serais-je pas en train de déblatérer un tas d'âneries sur lui. D'essayer de le comprendre, oui, mais dans le plus grand des silences. Comme je l'ai toujours fait. Comme j'aurais du le faire éternellement. Il m'a surpris, poussé sans le vouloir dans mes retranchements en me posant ses questions, en s'intéressant même un peu à moi. Alors j'ai attaqué. Comme la bête tapie dans l'ombre j'ai voulu mordre, parce qu'il m'a marché sur la queue, dirigé le faisceau de lumière en plein sur mon visage alors que je n'y étais pas préparé. Sûrement qu'au fond je m'étais habitué à rester caché derrière, à être ignoré. J'hésite. Les excuses seraient la voie de la facilité. Me braquer, la pire des solutions.

"C'était idiot. Ce que j'ai dit. Je n'aurais pas du."

Les habitudes reviennent. Se renfermer. Cesser de parler. C'est comme ça que je suis bien. Quand je n'ai pas besoin de m'exprimer, quand je peux me contenter d'explorer le monde du regard, d'écouter et savourer le silence qui m'entoure. Observer, ça m'a longtemps suffi. Alors pourquoi j'ai eu tout faux sur lui ? Pourquoi tout m'échappe ? Tu la connais la raison Octans. Mieux que quiconque. C'est ton père, il t'as rendu faible de t'avoir tant aimé. Tes raisonnements sont faussés parce que tu as laissé ta sensibilité prendre le dessus, ton admiration te montrer des choses qui n'étaient pas vraies. Et la déception t'en offrir d'autres. Tu as oublié de réfléchir. D'être toi. Un frisson noue mon échine, je me tends brutalement, l'observe dompter la roche, faire ce qu'il veut de ses mains avant d'incliner la tête tranquillement. Un désir mal contenu se glisse dans ma poitrine. Celui de lire ses pensées, de tenter de m'introduire dans son esprit. Si je maîtrisais correctement mon don, je pourrais le faire. Si j'étais plus âgé. Plus entraîné. Il ne s'en rendrait même pas compte. Mais c'est un pouvoir difficile à manier, et si j'ai compris comment envoyer aux gens toutes sortes de visions, il y a certaines parties de cette faculté qui me restent quasiment inconnues. Utilisées et réussies aléatoirement. Un risque que je ne prendrai pas sans son accord, et je doute qu'il me le donne un jour.

"C'était un faux départ. Je me suis comporté comme un idiot. Je te prie de bien vouloir m'excuser."

La voix est presque murmurée. Perdue dans le souffle de vent qui me caresse. Assez forte pourtant pour qu'il entende, comprenne. Si je pouvais revenir en arrière. Recommencer. Ne pas être ainsi avec lui, je le ferais. Avec grand plaisir même. Mais il n'y a pas moyen, il va falloir composer avec ce que j'ai déjà fait. Avec mes erreurs, pour tenter d'améliorer la situation.
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MessageSujet: Re: Like a star in the sky. [Ezra Owen Griggs ♥]   Lun 30 Jan - 15:18

Le malaise soudain, excuses, gêne, tu avais mis les pieds dans le plat, violemment, comme toujours. La douceur inexistante dans tes paroles en parfait contraste avec tes gestes habituels, avec ce que tu es habituellement en dehors des terrains de Quidditch, tes paroles venant alors broyer avec une brutalité sans pareille ton apparence de porcelaine.

De ton oeil pâle tu le regardes sans te tourner complètement vers lui, tu le guettes, regarde ses réactions. Ses excuses sont sincères, il semblerait mais pour toi cela ne change rien. Peut-être que cela le rend plus excusable, certes. Mais tu n'es pas la personne la plus rancunière au monde, loin de là. Pourtant, tu sembles presque agacé de sa réaction. Parce qu'il à dérapé, il le sait et il s'excuse comme d'autres ont fait avant lui. Par crainte de représailles, par peur. Et pourtant, les motivations de ton camarade semblent être différentes, mais toi, tu ne sembles pas voir cette différence plus que ça. Tu n'en tiens pas compte, de cette différence apparente, de cette sincérité, tu as depuis bien longtemps déjà abandonné l'idée de t'ouvrir à quelqu'un d'autre. Parce que tu n'es qu'un gamin perdu habitué à ne voir que des illusions de mains tendues, des illusions créées pour la bonne conscience. Il y avait des personnes différentes et tu ne les oubliais pas mais elles étaient tellement en nombre limité que, bien que coincées dans un coin de ta tête, elles étaient loin de pouvoir compensé tout ce qui t'entourait.

Les paroles de ton vis-à-vis sont soutenues, structurées, remplies de formules de politesses maniérées, celles que tu connais tant, celles que tu entends à la pelle, chaque jour car tout le monde parle ainsi. Tu soupires avec un nouveau galet en main, tes doigts se crispent quelques instants dessus et tu attends de lancer se dernier avant de finalement te tourner vers le brun, le regard complètement dénué de toute lueur.

« C'est déjà oublié. Si je devais en tenir rigueur à quiconque me parle de la sorte, j'aurais une réputation bien plus sombre au dessus de mon nom. »

Et l'on te soupçonnait déjà apte à faire des choses de cet acabit. Tu t'en savais capable également, toutes ces soirées passées le nez fourré dans les divers livres traitant de la magie sans que tu ne t'imposes de limite à franchir t'avaient effectivement rendu capable de choses peu admirables. Mais jamais, ô grand jamais cette idée ne t'as traversé l'esprit. Et cela te rassures en un sens. Une main le long de ta nuque, tu la masses brièvement, soupire une nouvelle fois.

« Tu feras juste attention à ne pas essayer de te mêler de ce qui ne te concerne pas, les fois suivantes. Je n'aime pas quand on tente de me comprendre, je n'ai pas envie qu'on le fasse tout court. »

Tu finis par lui tourner le dos pour continuer ton chemin le long de l'étendue d'eau. Qu'il te suive ou non ne changerai pas ta trajectoire, peut-être juste que cela t'amènerait à parler encore plus que tu ne l'as fais aujourd'hui.  
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MessageSujet: Re: Like a star in the sky. [Ezra Owen Griggs ♥]   Mar 31 Jan - 22:22

La honte. Encore, encore. Brûlante. Non, plus que ça. Cuisante. Dont le son est semblable à celui de la défaite. L'impression d'avoir tout gâché, tournant en boucle dans ma tête. Je n'étais déjà qu'un fantôme pour lui, un gamin sans intérêt. Mais j'ai sûrement été recalé à un rang encore inférieur avec tout ça. Bien qu'il affirme que ce soit oublié, ce qui n'est pas le cas. Personne n'oublie si facilement. Si rapidement. Encore moins lorsque c'est l'erreur d'un inconnu qui vous colle aux pieds depuis un moment, et que vous ne savez pas comment vous en défaire. Mais qu'est-ce qui m'a poussé à m'approcher d'un homme comme lui à la fin ? Je n'aurais pas du. Je ne sers qu'à porter préjudice. Alors je niche mon nez dans mon écharpe. L'observe d'en dessous mes cils, la gorge nouée. Il s'en ira. Dans quelques minutes, maintenant, je n'en sais rien. Il s'en ira et j'aurais le choix. Le suivre ou le laisser tranquille. Chercher sa protection, retourner à la solitude. Ce n'est pas plus compliqué. Et pourtant ça l'est, quand on passe ses journées dans les livres, à suivre des héros dont les choix n'en sont jamais vraiment. Dont les dilemmes sont la plupart du temps contournés par un habile stratagème. Que dois-je faire ? Qu'est-ce que je préfère, mais surtout qu'est-ce qui lui plairait le plus ? Certainement que je le laisse tranquille. Que je m'en aille. Que je lui redonne l'espace dont il a besoin.

Et même si j'ignore si c'est ce qu'il pense, je décide que ça suffit. Pour aujourd'hui, peut-être pour les prochains jours, je ne sais pas. Je ne veux pas qu'il me haïsse loin de là. Ce dont j'ai envie, là maintenant, c'est de m'asseoir sur les cailloux frais aux pieds desquels se perdent les clapotis de l'eau. Observer les tréfonds. Laisser le froid me grignoter lentement, de la même manière qu'un poison ravage peu à peu un corps. Et lorsqu'il devient insupportable, rentrer enfin, juste à l'heure pour le repas. C'est ce que je fais souvent. M'asseoir dans un coin, ne plus bouger, en sachant que personne ne viendra me chercher parce que je sois rentré ou non n'importe pas. Et lorsque le pas caresse les pierres, je le retiens simplement une seconde en glissant mes doigts contre les siens. Effleurant la peau, avant de m'en arracher. J'ai encore sa froideur ancrée sur la mienne lorsque je me baisse pour m'asseoir à même le sol. Lorsque mon regard se perd sur l'horizon, vacillant légèrement avant de finir masqué par mes paupières. Ce contact, c'était comme une excuse de plus. Une tentative désespérée pour lui faire comprendre à quel point je m'en veux. Parce que si lui refuse qu'on le comprenne, moi je voudrais que ça arrive un peu plus. Qu'on ne me demande pas la lune quand je ne peux pas l'apporter, qu'on me la quémande lorsqu'au contraire je donnerai tout pour le faire. Que quelqu'un sache lire en moi sans que j'ai besoin de m'exprimer. Ce serait tellement plus simple.

Elle est là l'idiotie de l'humanité. Moi je fais ce qu'il ne veut pas que je fasse. Il ne fait pas ce que je désire le plus. Tout aurait dû être dans l'autre sens. Mais ce n'est jamais ça. Ce serait trop simple. Alors j'attends juste la bonne personne. Celle qui saura, qui voudra, tenter de lire dans mes gestes et mes regards, qui pourra apercevoir tout ce que je ne dis pas mais que je cherche par dessus tout à montrer. Je reste donc sans bouger, plongé dans la contemplation de l'autre rive, avant de lever instinctivement les prunelles vers le ciel. L'endroit où je me sens le mieux. Parce qu'il n'y a rien de plus plaisant que de voler, sur un balais ou de mes propres ailes. Parce qu'il n'y a que là haut, je crois, où je puisse être sincère et vraiment moi-même. Sans qu'on me méprise pour ce que je suis, ce que je ne suis pas. J'aurais certainement pu le suivre malgré tout, Ezra. Mais ma liberté m'est importante, la sienne doit l'être aussi. Je ne supporterai pas qu'on me vole la mienne. Je ne peux empiéter sur la sienne.
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