PROFIL- MP PROFIL- MP PROFIL- MP •• Il semblerait qu'une chèvre ou bien un bouc, personne ne sait vraiment de quoi il s'agit, se balade dans les couloirs du château. Parfois même, des élèves affirment entendre le rire mesquin de cette maudite bestiole sans jamais pouvoir mettre la main dessus. Le directeur affirme pourtant qu'aucune chèvre ou bouc ne se balade dans les couloirs. Affaire à suivre.

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 L'amour est à portée de fiole... | P.V.: Mon futur petit ami ♥

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Serpentard • Sixième année
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Serpentard • Sixième année
MessageSujet: L'amour est à portée de fiole... | P.V.: Mon futur petit ami ♥   Mer 15 Fév - 3:21

Phèdre n’a pas dormi de la nuit. Outre le fait qu’elle s’en empêche, histoire de ne pas faire ce fichu cauchemar, elle n’a surtout pas dormi car elle devait réaliser une commande. Une de ses camarades serpentard est venue, la veille, lui demander s’il lui était possible de faire un filtre d’amour, pour le lendemain. Pourquoi ce genre de demande ? Tout simplement car la demoiselle n’est pas mauvaise en potion. Et qu’elle l’a déjà fait, une année auparavant, pour s’amuser, avec ses anciennes amies. La rumeur a rapidement tournée, comme quoi elle pouvait en refaire. Et depuis, il n’est pas rare qu’elle reçoive quelques demandes. Mais habituellement, ce n’est pas du jour pour le lendemain. Normalement, elle aurait sûrement refusé. Mais elle a eu un goût de challenge. Alors elle l’a fait. Toute la nuit durant. Et elle a réussi. Le résultat lui semble concluant.

Et c’est, fiole bien en poche, que la voilà partie, ainsi que tous ses camarades, pour la sortie à Pré-au-Lard. Elle est cernée comme jamais. Elle a sommeil. Elle aurait préféré rester à Poudlard, lovée dans un des canapés de la salle commune, emitoufflée dans une couverture à lire un livre, plutôt que d’aller à cette fichue excursion où elle ne saura trop quoi faire, si ce n’est s’assoir à une table des Trois Balais et boire une bière au beurre.

Et voilà sa camarade qui s’approche d’elle, alors qu’ils marchent tranquillement, pour lui demander si elle ce qu’il faut. Elle n’a pas demandé pour qui ce filtre était destiné. Et sans trop savoir pourquoi, sa camarade lui annonce presque tout de go que c’est pour le garçon pour lequel elle éprouve elle-même des sentiments. Et alors, son sang ne fait qu’un tour. Elle ne veut pas de ça. Elle ne veut pas le voir aimer une autre, de manière artificielle. Si cela doit venir de manière naturelle, elle l’acceptera. Mais pas par le biais d’un filtre, encore moins si elle l’a concocté elle-même.

« Oh euh… tu sais… je n’ai pas réussi à faire ce filtre, en réalité…  je n’avais pas assez de préparation… et épuisée j’ai dû oublier un ingrédient… excuse-moi. Je te le préparerais pour une autre fois… je suis désolée… »

En réalité, pas du tout. Mais il ne faut pas trop lui en demander. Elle lui offre un sourire vide de tout sentiment de culpabilité. La demoiselle lui renvoie un regard plein de colère et de déception, avant d’accélérer pour aller rejoindre ses amies, alors que Phèdre, elle, ralentit pour finir derrière. Elle essaye de se calmer, calmer la crise de jalousie qu’elle n’aurait jamais suspecté…

Finalement, les voilà arrivés. Et comme prévu, la voilà qui se dirige… non, en fait. Elle en profite d’abord pour passer par Honeydukes et acheter quelques friandises, puis ensuite se rendre aux Trois Balais pour se poser dans un coin, seule, avec une bière au beurre et la fameuse fiole devant elle, posée sur la table. Et prier pour qu’on ne vienne pas la déranger, avant le départ…

Décidément… quelle journée qui s’annonce nulle…
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MessageSujet: Re: L'amour est à portée de fiole... | P.V.: Mon futur petit ami ♥   Mer 15 Fév - 16:26

love potion


à portée de fiole...


Soupir qui s'échappe de ta bouche alors que tes pas te portent en direction de Pré-au-Lard et ce, sans grande conviction ni motivation.  Pourtant, le petit village n'a rien de désagréable à tes yeux, bien au contraire. Mais tu ne sembles juste pas affectionner l'agitation crée par les sorties de groupes. Tu es au milieu du groupe, à écouter tes camarades se vanter de certains exploits complètement ridicules à tes oreilles. Et pourtant tu ne te détaches pas du groupe, tu te contentes de marcher à ton rythme habituel en observant les alentours, lâchant parfois un soupir qui n'est pas assez audible pour qu'ils cessent leurs idioties. Tu entends certains parler de leur "fiancée" et toi, tu les regardes en ayant un sourcil levé. Ils se vantent du statut de cette dernière, de son joli minois, de la renommée de ses parents. Et plus tu entends ça, plus cela te dégoûte. Sûrement parce que tu sais que c'est exactement ce qu'il t'attends aussi.

Énième soupir, tu finis finalement par complètement les ignorer, ils ne te poseront pas de questions, ils savent très bien que tu n'y répondrais que par un haussement d'épaule et une phrase absolument pas satisfaisante car beaucoup trop vague pour être considérée comme étant une quelconque réponse. Tu les vois se précipiter vers Honey Dukes déjà rempli par les premiers élèves déjà arrivés. Vous etiez derrière tout le monde alors tu savais très bien que Honey Dukes serait pris d'assaut rapidement par les premiers arrivés. Certains commencent déjà à en ressortir pour échapper à cette cohue interminable. Sans dire un mot, tu te détournes vers Les Trois Balais, comme toujours. Et tu y vois, pour ton plus grand malheur, du monde éparpillé un peu partout. Habituel souffle qui sort de ta bouche pour témoigner de ton agacement tu vois finalement une table occupée par un visage que tu connais.  Phèdre McLeod Même maison, même année. Impossible de ne pas la connaître surtout que depuis son accident il y en a qui ne parlent plus que d'elle quand ils la croisent.

Et toi, tu n'en penses rien, de son bras manquant, des choses qui sont dites à son sujet, tu n'en tiens pas compte. Tu serais déjà la pire des ordures si tu te mettais à écouter et à croire à certaines rumeurs. Mais ça, sûrement, l'es-tu déjà pour certaines personnes avec qui tu n'as jamais été capable de t'entendre ou de les esquiver comme tu le fais si bien avec beaucoup de personnes. Alors tu t'approches un peu de la table, tu ne fais pas plus attention que ça à ce qu'il s'y trouve si ce n'est une choppe de bière au beurre. « Bonjour Phèdre....Je peux ?

Tu patientes quelques secondes avant de finalement pousser la chaise et t'y installer. Ta chope ne tardant pas à faire son arrivée sur la table, pile sous tes yeux. Ton regard se pose sur elle quelques instants avant de se diriger vers les personnes bruyantes à l'extérieur et dont la couleur des capes t'indique très clairement qu'il s'agit bien d'élèves de l'école. Tu soupires avant d'appuyer ton coude sur la table afin de pouvoir faire reposer ta tête dans le creux de ta main blanche. « Tu n'es pas avec les autres ? » Tu parles sans grande conviction car tu sais bien que si elle est ici, elle ne veut pas se mélanger au boucan des autres élèves et tu la comprends parfaitement. Il y a des moments où il ne te dérange pas particulièrement. Mais aujourd'hui, tu n'as pas envie. Les gloussements aigus des jeunes filles situées deux tables plus loin te suffisent amplement à te faire comprendre que non, aujourd'hui, tu ne pourras pas supporter tout ça.



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Serpentard • Sixième année
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Serpentard • Sixième année
MessageSujet: Re: L'amour est à portée de fiole... | P.V.: Mon futur petit ami ♥   Jeu 16 Fév - 2:34

Trop absorbée dans ses pensées, elle n’a ni vu, ni entendu que l’on s’approchait d’elle. Ce n’est que lorsqu’une voix familière se fait entendre, faisant battre son cœur la chamade et rougir ses joues, qu’elle comprend qu’elle n’est plus seule. Il est là. Il se tient devant elle. Et surtout, il lui adresse la parole. Elle relève lentement le visage, espérant ne pas avoir l’air trop idiote, essaye de réfléchir à quelque chose à répondre, vite. Mais rien ne vient. Elle regarde à droite, à gauche, avant de finir par hocher la tête, sa main serrant le tissu de sa robe de sorcière. Elle se sent soudainement nerveuse. Très nerveuse. Elle… elle n’a jamais… enfin. Ils ne se sont jamais trouvé aussi proche dans un même endroit. Enfin si. Mais… comment dire. Elle… euh… elle n’a jamais partagé quoi que ce soit avec Ezra. Pas même son manuel de potion. Alors partager une table pour boire une bière au beurre…

Cela dit, elle ne s’attend pas à grand. Ni à une discussion, ni à quoi que ce soit d’autre. Pas d’intérêt de la part du jeune homme, pas d’envie de partager quoi que ce soit… non, elle ne s’y attend pas. Sûrement est-ce la raison pour laquelle elle semble aussi surprise alors qu’il ouvre de nouveau la bouche, une fois assis. Plus encore, qu’il ouvre la bouche pour s’adresser à elle. Elle cligne des yeux une fois, deux fois. Son cœur tambourine contre sa poitrine, son souffle lui échappe, elle entend son sang lui battre aux tempes, la tête manquer de peu de lui tourner. Bref. Elle a le béguin et elle est dans tous ses états.

Elle tente cependant de se ressaisir un minimum, secouant le tête de droite à gauche. Elle inspire profondément, expire, ferme les yeux quelques secondes avant de les rouvrir et… venir se saisir de sa pinte pour en avaler une grande gorgée. Et enfin, elle se sent en condition pour répondre.

« Bonjour Ezra. »

Ha. Ce n’était pas tout à fait ce qu’elle espérait. Elle baisse les yeux, intimidée, avant de venir passer sa main autour du verre frais, contraste frappant avec sa peau qui lui donne l’impression d’irradier, de brûler, de se consumer…

« Non. Je ne suis pas avec les autres. Comme d’habitude, en réalité. »

Elle qui attendait avec impatience l’occasion de pouvoir profiter d’un petit moment privilégié avec lui, la voilà qui se donne l’impression d’être une parfaite idiote qui fiche tout en l’air. Elle vient s’essuyer le bout du nez, du dos de son poignet, comme un chat le ferait pour sa toilette, avant de relever les yeux vers le jeune homme, prenant son courage à deux mains pour tenter de relancer la conversation et ne pas laisser passer cette occasion.

« Et toi ? Tu ne veux pas profiter de la sortie, avec et comme les autres ? »

Elle lui renvoie la balle, échange cordial, plat, en somme. Mais elle ne se voit pas lui dire des choses plus importantes, en réalité. Et puis, finalement, son regard se pose sur la fiole. Et ses dents viennent faire un sort à sa lèvre inférieure. Devrait-elle le mettre en garde contre ces demoiselles qui cherchent à le berner par le moyen de sortilèges ou de potion ? Ou devrait-elle attendre un peu ? Elle soupire, sans le vouloir. Et toujours sans le vouloir, sa voix lui échappe, ses lèvres se meuvent pour prononcer des voyelles, des consonnes, des syllabes, former des mots, qui donnent sens à des phrases… et quelles phrases…

« Euh…. Ezra… ? J-… Je ne sais pas si tu es au courant… mais certaines filles cherchent à te faire boire des potions d’amour… et euh… comment dire… »

Elle joue nerveusement avec ses doigts, fixe le bois de la table, mal à l’aise.

« Enfin… fais attention. S’il te plait. »

Voilà. Le tact, c’est pour les fragiles. Et Phèdre, quand il s’agit d’Ezra, elle est tout, sauf fragile. Ils ne se sont jamais réellement parlés jusque là, et voilà que la première conversation qu'elle entame, c'est pour lui annoncer une telle chose. Ça, c’est fait. Suivant.

Et qui sait ? Peut-être que ça peut être le début d'une grande histoire d'amour ?
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MessageSujet: Re: L'amour est à portée de fiole... | P.V.: Mon futur petit ami ♥   Ven 17 Fév - 23:34

love potion


à portée de fiole...


Elle te retourne la question de la même manière que toi, exactement comme toi tu l'avais tourné. Sans montrer d'enthousiasme ni rien, juste de la politesse, sûrement. Tu hausse des épaules, remettant tes mains à plat sur la table avant de venir jouer avec la choppe du bout de tes ongles. « Non. Je préfère en profiter ici plutôt que perdu dans un vacarme incessant. »

Tes yeux d'abord fixés sur tes propres doigts qui faisaient le tour de la chope que tu n'avais pas encore entamée finirent par se poser sur le visage de ta camarade de maison. Tu la vois mal mener sa lèvre inférieure, elle hésite sur quelque chose. Tu ne sais pas sûr quoi. Peut-être la déranges-tu. Et alors que tu portes finalement à ta bouche une première gorgée de la fameuse boisson et une gorgée plutôt imposante. Le conteneur est reposé délicatement sur la table, c'est à peine si l'on peut entendre un bruit lorsqu'il rentre en contact avec le bois de la table.

Et tu restes planté là, à la fixer sans baisser ton regard qui avait pourtant remarqué son embarras alors qu'elle jouait avec ses doigts nerveusement. Tu laisses s'échapper un son synonyme de ta réflexion.

Seconde gorgée. Tu ne t'attendais pas à ça, pas à ce qu'on te dise ce genre de choses. Qui voudrait bien te donner un philtre d'amour ? Tu n'es pas le plus sociable du monde et il y a certainement bien plus charmant que toi. Tu soupires. Ça y'est, tu as compris. Ça tourne sûrement encore autour de "ça". Mais comme si tu étais celui qui choisirait. De toute façon, tu sais très bien que tu n'auras pas le dernier mot. Tu devras juste t'écraser et accepter la main que l'on lie de force à la tienne. Pourtant l'idée ne semble pas te déplaire. En réalité, bien au delà des motivations des personnes désireuses de te faire avaler la potion, tu aimerais bien savoir quel effet cela ferait sur toi. Quel comportement tu adopterai, quels "sentiments" allaient bien pouvoir naître en ton cœur.

Toujours sans un mot ton regard se balade un peu partout tout en restant autour de Phèdre que tu n'as jamais vraiment quitter des yeux, tu la détailles, en quelques sorte. Peut-être que cela sera désagréable pour elle, mais toi, tu n'es jamais vraiment conscient de ce genre de choses. Et puis finalement tes yeux s'orientent vers une petite fiole. Tes sourcils se froncent. Tu regardes Phèdre rapidement avant d'attraper du bout de tes doigts la fiole en question. Tu la mets sous ton nez, la secoue. « C'est de ça dont tu veux parler ? Comme potion...»

Tes doigts jouent un peu avec le petit flacon que tu ouvres finalement avant de porter ton nez au dessus. Il est presque inodore, impossible à discerner au milieu d'autres odeurs. Tu la refermes finalement avant de la replacer à l'endroit où tu l'as prise. « En réalité, cela ne me dérangerait pas plus que ça. Au moins, je saurai l'effet que cela peut produire. Par simple curiosité.»

Tes doigts heurtent le bois et tu sembles jouer une mélodie contre celui-ci. Troisième gorgée. Tu viens finalement essuyer du dos de ton pouce la mousse qui s'était déposée sur ton visage depuis le début. « Même si je dois t'avouer avoir du mal à imaginer que l'on puisse vouloir me donner ça. »Tu fais une pause au milieu de ta phrase pour y glisser un soupir et pour passer une main dans tes cheveux pour rabattre les quelques mèches qui te gênent. « Il y a des choix plus faciles à approcher, je pense.»  



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MessageSujet: Re: L'amour est à portée de fiole... | P.V.: Mon futur petit ami ♥   Dim 19 Fév - 3:26

Sa réponse ne se fait pas attendre. Tout comme notre demoiselle, le jeune homme préfère éviter les autres, à cause du tapage qu’ils peuvent causer. Elle hoche doucement la tête, avant de saisir sa chope et venir déguster une nouvelle gorgée de bière au beurre. C’est vrai. C’est agréable. Et cela permet surtout à notre adolescente de s’occuper, tandis qu’elle sent le regard de son camarade posé sur elle, sans ciller. Elle sent son cœur cogner, son estomac se serrer. Il ne l’a jamais autant regardé, auparavant, elle en mettrait sa main à couper -ironique, n’est-il pas ?

Elle le fuit un peu du regard, ou alors, quand elle ose lever les yeux vers lui, elle ne soutient ses orbes translucides que quelques secondes, avant de baisser le museau de nouveau. Elle n’y arrive décidément pas. Elle qui l’a toujours observé à distance, l’avoir aussi prêt, pouvoir lui parler, tout cela… cela l’intimide énormément.

Du mouvement chez lui. Il prend sa propre pinte pour en boire quelques gorgées, avant de porter son attention sur la fiole qu’elle avait fini par oublier. Il la prend entre ses doigts, d’un mouvement fluide, gracieux, avant de la ramener sous son nez, la secouer… et prendre la parole. Elle baisse les yeux, ne sait plus où se mettre. Alors elle prend sa bière au beurre, une nouvelle fois, et en bois plusieurs gorgées d’affilée. Finalement, elle se râcle la gorge, s’éclaircit la voix, avant de répondre.

« Précisément. On me l’a commandé dans le but de pouvoir te la donner. Je n’ai pas dormi de la nuit pour la concocter. Mais j’ai changé d’avis à la dernière minute. »

Elle répond honnêtement, comme on lui a toujours appris à le faire. La vérité. Toujours. Même si elle peut être blessante. Elle retrouve un semblant de calme, de maîtrise de soi et pose son regard sur celui pour qui elle a le béguin. Celui-ci vient d’ouvrir la fiole pour la humer. Mais humer quoi ? Elle est bien placée pour savoir que cette potion n’a aucune odeur. Elle attend sa réaction. Elle attend de, potentiellement, le voir lui en vouloir d’avoir participé à une telle « conspiration » contre lui. Même si, au final, elle est revenue sur ses pas lorsqu’elle a su à qui était destinée ce philtre.

Mais ce qui arrive, ça, elle n’y aurait jamais pensé. Cela ne le dérangerait pas plus que cela. C’est ce qu’il vient de dire. Il saurait l’effet que cela produit. Curiosité. Elle sent quelque chose de nouveau monter en elle. Comme une sorte… de grondement. Un sentiment sous-jacent qu’elle n’arrive pas à identifier. Un mélange, peut-être, de colère ? De déception ? De jalousie ? Et le voilà qui se met à se dévaloriser. Trop c’est trop.

Sa main s’abat sur le bois de la table, faisant sursauter la fiole qu’il a reposé, un peu plus tôt, ainsi que sa pinte, qui manque de très peu de se renverser.

« Moi, cela me dérange. »

Elle lâche, sèchement, sans trop comprendre pourquoi elle s’emporte ainsi. Et elle ne se rend compte de ce qu’elle a dit qu’une fois les mots prononcés. Elle rougit, baisse les yeux. Elle vient de se laisser emporter. Elle entend le sang lui battre aux tempes, elle sent ses joues la picoter… la chauffer.

« Désolée. Je veux dire. Non. Cela ne se fait pas de droguer quelqu’un à son insu. Ce n’est pas… enfin. Ce n’est pas quelque chose à faire. Je ne cautionne pas. D’où le fait, au final, que je ne lui ai pas donné cette fiole. Si, réellement, j’en ai eu l’intention un jour. »

Elle soupire. Elle ne sait même pas exactement pourquoi elle l’a fait, vu comment l’autre la traite, un temps normal… Elle vient poser son index sur le bouchon de la fiole, se met à jouer distraitement avec.

« Cela m’a permis de m’occuper cette nuit, alors que je n’avais aucune envie de dormir… »

Cela n’est pas vraiment faux. Elle ne veut pas dormir, elle a réellement peur de ses cauchemars… Nouveau soupire, elle secoue la tête doucement. Non, elle la connait bien la vérité. Elle refuse que quelqu’un ne drogue Ezra. Quand bien même il ne lui appartient pas, elle veut jouer un jeu équitable avec celles qui veulent mettre la main sur lui uniquement pour son rang social, sa famille. Elle rit, cynique.

« Tu te dévalorises, Ezra. Moi, j’imagine très bien pourquoi on voudrait t’approcher. »

Elle vient prendre sa pinte, boire quelques nouvelles gorgées avant de la reposer, et s’essuyer les lèvres du revers de la main.

« Et je ne parle pas des raisons qui motivent ces prénonelles. Elles ne voient en toi que la puissance, l’importance de ta famille, de la possibilité de se faire une place en haut de l’échelle… Moi je… »

Elle n’a pas le temps de finir sa phrase que des bruits de pas se rapprochant se font entendre. Puis des gloussements. Et enfin, un raclement de gorge, pour attirer l’attention. Voici précisément la demoiselle qui lui avait demandé la potion. Qui la fixe, avec mépris. Et dire qu’elle se disait être son amie, fut un temps.

« Phèèèèdre… »

Entame-t-elle d’un ton mielleux.  

« Je ne te savais pas en si charmante compagnie. Ezra, bonjour. Je suis Elizabeth Abberline, Serpentard, présentement en cinquième année. »

Elle se retourne vers la jeune handicapée, son regard lui promettant mille malheur si elle ne lui laisse pas le champs libre immédiatement. Ce à quoi Phèdre réplique par un dédain évident, venant se saisir de sa chope pour la finir d’une traite, la claquer sur la table, et venir plonger son regard dans celui de sa cadette, anciennement son amie.

« Phèdre, tu ne m’avais pas dit que tu avais des achats à faire ? »

La jeune vampire penche la tête, avant de lui répondre par un sourire inattendu.

« Non. En vérité, je ne t’ai rien dit du tout puisque tu t’évertue à me fuir depuis que mon bras à mystérieusement disparu, ne laissant derrière que ce « dérangeant et disgracieux moignon », comme tu aimes si bien le dire derrière mon dos. D’autre part, tu me déranges, actuellement, Elizabeth. Alors si tes copines et toi pouviez me libérer de votre présence, sans quoi je me verrais dans l’obligation de me montrer moins aimable, aux vues de tout ce que vous avez bien pu cracher sur mon dos… ou sur le dos de mon camarade, ici présent. Oui. Je sais tout. »

La gentille petite Phèdre se découvre. Quand on veut toucher à Ezra avec de mauvaises idées derrière la tête, elle sort les crocs. Et visiblement, cela suffit à intimider la demoiselle qui fait signe à ses camarades de déguerpir. Mais non sans offrir un dernier regard à la manchote pour lui promettre des représailles. Qu’elle vienne. La demoiselle l’attendra de pied ferme…
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MessageSujet: Re: L'amour est à portée de fiole... | P.V.: Mon futur petit ami ♥   Lun 20 Fév - 20:42

love potion


à portée de fiole...


Sa main s'aplatit avec violence sur la table, la fiole sursaute et la chope manque de se renverser sur la table. Et toi, tu es planté là, surpris de la voir réagir ainsi pour quelque chose comme ça. Être autant attaché à des sentiments, ce n'est pas ton genre, ça ne l'a jamais été. Tu ne comprends pas pourquoi elle s'énerve ainsi. Pourquoi mentionner ce genre de chose l'amène à autant s'énerver. Et voila que son naturel reprend le dessus, ses yeux se baissent, elle bute sur des mots, hésite, joue nerveusement avec ses doigts; sa main posée sur la fiole. Et toi tu détailles chacune de ses petites mimiques par pur reflex et sûrement parce qu'au fond tu aimes bien constater toutes ces petites choses.

Et soudain, les mouvements que tu exécutait avec tes doigts le long du bois de la table en entendant les mots qu'elle te prononce. " Tu te dévalorises". Sur le coup tu te figes quelques instants avant de la voir reprendre une gorgée alors que toi tu la fixes toujours, clignant des yeux en attendant la potentielle suite de son affirmation. Et finalement, tu n'en auras que le début. La voila interrompue par un raclement de gorge au quel tu ne prêtes attention qu'une fois la prise de paroles faite. Tu soupires, donne un coup de dent sur ta lèvre inférieure avant de finalement poser ton regard sur ce qui semble être une camarade de maison. Et elle se sent obligée d'arborer son ton faussement mielleux pour faire une présentation tirée par quatre épingle. C'est à peine si tu lui portes plus d'attention que ça. Tu savais très bien qui elle était et étrangement, tu avais fais le lien entre ce que Phèdre te disais un peu plus tôt.

Son regard se pose sur ta camarade du moment et toi tu finis par porter ton regard sur la jeune brune attendant sûrement une réaction de sa part et elle ne se fait pas attendre, sa réaction. La chope désormais vide claquée violemment sur la table, sa réponse te surprend encore plus. Oui, tu t'étais sûrement fais une image un peu plus douce et délicate de la jeune fille mais voilà qu'elle dévoile son répondant. Et te voilà étrangement amusé de la situation durant la quelle tu ne dis rien, appréciant juste le visage de "Miss Aberline" qui se décomposait au fur et à mesure des paroles de Phèdre. Sûrement était-elle honteuse qu'on ose balancer de telles choses devant d'autres personnes, en plein milieu de la taverne et surtout, pile en face de toi qui ne prenait pas la parole depuis le début, qui écoutais juste les chamailleries sans prendre de parti. Mais sûrement que ton silence en disait long sur ton avis, justement. Oh, si Phèdre ne s'était pas mise à prendre la parole, sûrement l'aurais-tu fais toi-même. Pas en son nom mais peut-être juste pour l'inciter à le faire et pour bien montrer que tu te moquais bien de savoir que Miss Aberline te trouvait de charmante compagnie. Les gens comme ça, tu en avais vu à la pelle et tu aimais bien chercher un peu de changement. Pas quelqu'un qui irait te sortir des phrases mielleuses et partager cette fausse belle image de toi qu'ils ont. Tu sais très bien qu'au fond, si tu te mets d'un seul coup à lui lâcher quelques mots en fourchelang, elle détalerait aussi vite en te regardant d'un air dégoûté. Mais ça, Phèdre s'était chargée de le lui rappeler.

Ton menton posé dans le creux de ta main. Ton regard pâle ne quittait pas des yeux le visage crispé et défiguré par la honte de votre cadette. Tu ne te moquais pas, tu ne réagissais pas plus que ça. « Et bien...Tu as des amies au moins aussi charmantes que les miens. » Et tu n'avais aucun gêne à dire ça ainsi. Ce n'était un secret pour personne que tu n'aimais pas fricoter énormément avec les autres de ta maison. Tu le faisais souvent par défaut ou parfois par pur hasard, par paresse d'aller dans un autre lieu pour n'entendre que la nature te parler.  

« Finalement, si la fiole lui était destinée, je pense que je devrais t'être reconnaissant de ne pas lui avoir donné. » Tu te retrouves alors à reprendre ta chope en main, avalant une grande gorgée et finissant par essuyer du dos de ton pouce la mousse s'étant déposée sur ta peau imberbe. Finalement, tu lâches un autre soupir, tu regardes quelques instants dehors avant de reporter ton regard sur la jeune fille. « Tu n'as pas peur des représailles ? Les filles comme ça ne sont pas réputées pour se laisser faire. Surtout quand elles ont autant de fierté.  » Oh et des représailles venant de personnes n'aimant pas avoir été rabaissé tu connais ça. Et tu sais certainement qu'il doit y avoir bien pire que ce que toi tu as eu comme exemple.

Énième gorgée qui se fait bien plus grande que les autres car la dernière de la choppe. Tu reposes délicatement le verre sur la table, souffle bruyamment avant d'essuyer ta bouche d'une main alors que l'autre, l'index tendu exerçant une pression sur le bord de la fiole pour la faire basculer vers lui. « Et donc, si tu ne compte la donner à personne, que compte-tu en faire, si ce n'est te balader avec ? »     




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MessageSujet: Re: L'amour est à portée de fiole... | P.V.: Mon futur petit ami ♥   Mer 22 Fév - 0:37

De nouveau seule avec Ezra autour de cette table, elle se ramolli un peu, tremble légèrement. Cela faisait un moment qu’elle encaissait sans rien dire. Qu’elle ravalait cette facette d’elle, celle qui parle et qui fait savoir tout ce qu’elle pense. La partie réellement, profondément sincère de sa personnalité. Et qui peut s’avérer blessante. Voire qui peu complètement la mettre dans de mauvaises passes. Et le pire, dans tout ça, c’est qu’elle a laissé cela sortir devant Ezra. Elle espère ne pas l’avoir… choqué ? Déçu ? Mais enfin… ce n’est pas comme s’il devait la connaître réellement. Après tout, il ne doit pas penser grand-chose d’elle, de base. Ils ne se sont jamais réellement parlé en cinq années complètes, il n’a jamais réellement prêté plus attention à elle qu’à un autre membre de leur maison… non, en fait, elle ne sait pas exactement de quoi elle pourrait bien avoir peur vis-à-vis de lui. Peut-être… peut-être le fait qu’il puisse ne pas aimer les filles avec trop de caractère, quand on les cherche un peu. Elle se mordille la lèvre, baisse la tête, avant de commander une nouvelle pinte. Elle en a besoin pour se redonner un peu de contenance, avoir quelque chose à quoi se rattacher.

Au final, c’est Ezra qui reprend la parole, qui brise le petit silence qui commençait à s’installer. Et au passage, le malaise qui commençait à grandir en Phèdre. Des amies aussi charmantes que les siens… elle rit, amèrement.

« Aussi bêtes que méchantes. Élevées ainsi, éduquées ainsi par leurs parents. Derrière, on souhaite d’elles qu’elles soient jolies, intelligentes mais pas trop, gentille, mais pas trop, de véritables petites poupées afin de pouvoir mettre la main sur le meilleur parti de l’école… on leur met énormément de pression à ce sujet. Ca les rends méchantes, compétitives, et… garces, en fait. »

Sa seconde pinte arriver, mais au lieu de venir la boire, elle vient jouer du bout de son index avec la mousse. Ezra parle finalement de la fiole et ses mots la font rougir, sans qu’elle ne puisse se contenir.

« Je… c’est… eh bien. De rien, je suppose. »

Voilà tout ce qu’elle arrive à bégayer un peu gauchement.  Elle n’ose pas lever les yeux vers, son cœur battant la chamade, autant excité par le fait d’avoir pris la mouche et d’avoir enfin pu dire ce qu’elle avait sur le cœur que par la présence du serpentard, le plaisir de pouvoir discuter avec lui, d’être un minimum remarquée… elle sait -elle en est sûre- que cela n’arrivera pas de nouveau de si tôt. Mais voilà qu’il s’inquiète des représailles. Enfin. S’inquiéter… elle n’est pas dupe. Elle sait qu’il ne fait que poser la question, qu’au fond, cela ne doit sûrement pas l’intéresser plus que ça. Elle s’en doute, là encore. Il est poli, voilà tout. Mais… elle ne peut s’empêcher d’avoir cette petite lueur d’espoir, au fond du cœur, qui doit sûrement briller légèrement dans son regard, qu’elle relève un peu vers le blanc.

« Eh bien… je ne demande qu’à voir, écoute… je ne demande qu’à voir jusqu’où elle est prête à aller pour s’être pris la vérité en pleine figure. Je ne demande qu’à voir, également, comment elle va prendre le fait que je ne réagirais pas. »

Elle hausse doucement les épaules, avant de soupirer. Elle retire son doigt de la mousse, vient le glisser entre ses lèvres pour le lécher, le laver un peu des résidus de bière au beurre, avant de venir saisir sa pinte pour en boire le contenu, un peu plus modérément que précédemment. Et finalement, vient la dernière question d’Ezra, qui manque de la faire s’étouffer avec sa boisson. Elle se bave un peu sur le menton, sans le vouloir, avale difficilement, tousse, tente de se calmer, reprendre son souffle, avant de lever les yeux lui.

« Désolée. Je ne m’attendais pas à cette question. »

Et cela la perturbe tellement qu’elle en oublie de s’essuyer le menton. C’en est… mignon ? Presque ? Enfin. Elle le fixe, toujours surprise, toujours… choquée, peut être ?

« Je… je n’y ai pas tant réfléchi que cela, en réalité. Enfin. Je pensais… soit la boire moi-même, pour voir quels effets cela produit… ou bien… la jeter, la vider, gâcher les ressources que j’ai utilisé pour la faire… mais... je ne la donnerais à personne. Ce n’est pas mon genre de… droguer quelqu’un, pour créer en lui des sentiments fictifs. »

Elle déglutit, difficilement, inspire profondément. Et puis, les paroles d’Ezra lui reviennent à l’esprit. Il lui a dit qu’il aurait bien voulu tester. Mais cette idée qui germe en elle, elle n’ose pas la dire à voix haute. Non. Elle préfère se taire, pour le coup. Elle tente de la repousser, de la renier. Et pour lutter contre cela, elle finit même par ouvrir la fiole et venir en verser le contenant dans sa pinte de bière au beurre.

« Voilà. Problème réglé. Je n’aurais plus qu’à la boire. »

Sauf si quelqu'un l'en empêche, en fait.
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MessageSujet: Re: L'amour est à portée de fiole... | P.V.: Mon futur petit ami ♥   Ven 24 Fév - 2:10

love potion


à portée de fiole...


 Éduquées ainsi par leurs parents. Oh tu étais terriblement bien placé pour savoir de quoi il s'agissait. -Tu n'es que trop au courant de ce genre de pratiques-. Alors avec ses paroles, tu sembles comprendre par là qu'elle n'a pas subit cette éducation si rigide, si difficile. Si impersonnelle -Celle où l'on te demande de marcher droit et de t'écraser- Tu soupires légèrement, en un sens, tu l'envies de voir tout ça d'un oeil extérieur sans y être particulièrement mêlée. Tu l'envies de ne pas avoir à plier l'échine à la moindre chose prononcée par un paternel exigeant. -Ne pas avoir à connaître la peur de son propre sang, en voilà, une bonne chose.- Mais tu ne t'avances pas plus que ça. Tu ne sais rien d'elle si ce n'est qu'elle a perdu soudainement son bras. Tu n'as jamais demandé les détails et tu ne le feras certainement jamais. Pas par politesse ou peur de déranger. Juste que tu ne la voyais pas pour ce bras manquant, Phèdre restait Phèdre avec un ou deux bras, avec un ou deux yeux, une ou deux jambes. Tu t'en moquais.

Et puis tu te rends compte de bien des choses en l'écoutant parler alors qu'elle joue avec la mousse de sa toute nouvelle pinte. Tu te rends compte qu'elle est bien plus forte que tu n'aurais pu l'imaginer -Bien plus que toi tu ne l'es-. Tes deux orbes pâles ne la quittent pas des yeux, tu l'observes toujours jouer avec la mousse puis cesser son petit amusement alors que tes doigts continuaient d'effleurer ton verre vide dans tous les sens et toujours avec cette même légèreté qui pourrait toujours étonné quiconque n'est pas habitué à te voir en dehors d'un terrain de Quidditch. Et voila qu'elle manque de s'étouffer avec sa pinte, tu lèves un sourcil, tes yeux s’agrandissant légèrement sous la surprise d'une telle réaction. Ta question était donc si étrange que ça ? Si dérangeante ? Elle est mal à l'aise, tu le sens. Tu lui as posé une question qu'elle aurait sûrement préféré éviter. Elle hésite, bégaye sous ton regard neutre qui sourcille un peu plus quand elle admet vouloir boire la potion elle-même. Cela te paraissait étrange comme solution.  

Tu soupires discrètement en observant le contenu de la fiole se vider dans la pinte. « Tu risques de te mettre à avoir l’irrésistible envie d'embrasser ton reflet et d'avoir une soudaine confiance abusive en toi. » Oh tu ne connaissais pas les effets exacts, mais il s'agissait là que d'une supposition qui te déplaisait tout particulièrement. Et sûrement qu'elle ne l'emballait pas trop aussi, sinon elle aurait déjà tout avalé. Tu réfléchis quelques instants, lâche un énième soupir bien plus audible que les précédents avant de te pencher un peu sur la table pour attraper la pinte. Te mordillant la lèvre inférieure au passage.  « Tu permets ? » Tu n'avais même pas attendu une quelconque réaction : la boisson était déjà au plus proche de toi. -Tu l'avais prévenue, que tu étais curieux de ses effets après tout, non ?- Tu te doutais alors que cela fonctionnerai. Après tout, c'était elle qui avait versé la potion dans le verre. Cela devrait fonctionner. Tu commençais même à te demander si cela aurait un quelconque effet sur toi en général. Tu commences à poter le verre à tes lèvres et puis soudainement tu réalises, sa phrase te revient à l'esprit. Tu restes en suspens quelques secondes, le temps de lui glisser un regard en coin. « Tu n'as pas à t'inquiéter...tu ne m'as pas drogué. Au cas où cela t’inquiéterai. » Non, en fait, elle subissait plus ton caprice du moment. Ta curiosité incontrôlable. Et voila que finalement le liquide rentre en contact avec tes lèvres et tu en avales une belle gorgée. Entamant déjà très bien la pinte pourtant toute fraîchement servie.  

Et tu restes planté là quelques instants avant de reposer la pinte, de la repousser légèrement. Tes yeux sont posés sur la table alors que ta main vient très lentement essuyer ta bouche. Tu sens que quelque chose ne tourne pas rond dans ta tête. -Tu te sens si étrange...si...vivant ?- Et puis ton cœur fais un bon..deux bonds, tu ne l'as jamais autant senti auparavant, pas de cette manière en tout cas. Ton regard pâle se tourne vers la jeune femme et voila que ton cardiaque bondit de plus belle. Tu n'arrives pas à te faire à cette sensation et pourtant...tu te sens bien malgré tout. Tu l'observes avec un regard bien plus doux qu'avant et finalement tu remarques cette petite mousse qui s'est déposée sur son menton. « Phèdre...tu as de la..» Et sans même prendre le soin de finir ta phrase, tu te penches d'avantage sur la table, approchant ta main frigorifiée du visage de la jeune demoiselle pour venir lui essuyer avec douceur cette petite trace de bière qui marquait son menton. « Tu avais de la mousse sur le menton. » Ton timbre n'était guère différent de d'habitude, peut-être un peu plus nuancé, moins glacial. Mais les changements dans ton comportement étaient minimes. Et pourtant, toi, toi, tu avais l'impression de n'être plus du tout pareil. Tu avais l'impression d'exploser.




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MessageSujet: Re: L'amour est à portée de fiole... | P.V.: Mon futur petit ami ♥   Dim 26 Fév - 4:55

L’espace d’un instant, la jeune fille se demande si elle n’a pas trop parlé. Si elle n’a pas laissé ses paroles dépasser de beaucoup ses pensées. Mais elle est ainsi, hélas. Elle ne parle pas beaucoup. Mais quand elle le fait, c’est avec une sincérité éclatante. Parfois brûlante. Raison pour laquelle il ne faut jamais énerver l’adolescente. Ezra ne lui répond pas. Du moins, pas au sujet de l’éducation de leurs camarades. Elle soupire légèrement, fixe sa pinte. Elle ignore concrètement les effets d’un filtre auto-ingéré. Mais elle s’en doute fortement. Et voilà qu’Ezra prend la parole. Pour exprimer les pensées de la demie-vampire tout haut. Elle hoquète légèrement, avant de rire.

« Cela ne me ferait peut-être pas de mal d’avoir un petit coup de pouce pour la confiance en moi… »

Elle lâche dans un murmure presque inaudible. Elle, elle ne se rend pas compte de sa pseudo force. De son petit caractère qui se trempe au fil des années. Des expériences. Des claques que la vie peut lui mettre. Elle se sent prête à ingurgiter sa bière au beurre, de tester les effets de son propre filtre d’amour. Cependant, ce ne sont pas ses doigts qui viennent se refermer sur son verre, mais ceux d’Ezra.

« Tu permets ? »

Il n’attend pas la réponse, vole la chope avant de la porter à ses lèvres. Et alors, Phèdre se fige. Les yeux rivés sur le visage -si parfait- de son vis-à-vis. Inquiétude. Peur. Son cœur se met à tabasser sa poitrine, douloureusement. Son sang bat à ses tempes. Elle devrait l’arrêter. Elle le sait. Pourtant, pas un geste, pas un mot ne lui échappent. Elle n’y arrive pas. Et tout au fond d’elle, une petite voix incite Ezra à continuer. À boire ce fameux liquide. Oui. Une petite part d’elle trépigne d’impatience, de joie, d’excitation à l’idée de savoir ce que cela pourrait faire d’être aimé en retour de ce garçon qu’elle observe depuis leur toute première année à Poudlard. Mais elle, tout son être, mis à part cette petite part, refuse que cela arrive de la sorte. Elle aurait préféré… que cela se fasse naturellement, même si elle n’en avait aucun espoir, au final. Il lui répond, quant au fait qu’elle ne le drogue pas. Il choisit. Il a décidé. Mais cela ne l’empêche pas, elle, d’en avoir la gorge nouée alors que ses lèvres -si parfaites, elles aussi-, viennent se poser contre le verre du bock et que le liquide ambré vient glisser dans ses bouches, se déverser dans cette gorge…

Elle en oublie de respirer. Elle attend le résultat, la main serrée sur sa jupe. Ses dents viennent malmener sa lèvre inférieure, alors qu’elle l’interroge du regard. « Alors ? » ou encore « Tu te sens différent ? » sont les deux questions qui lui brûlent la langue. Mais elle se contient, reste là, immobile à le fixer, encore et encore.

C’est un geste de la part du blanc qui lui fait prendre une inspiration. Les doigts de l’adolescent s’approchent dangereusement de son visage. Son estomac se serre. Et finalement, elle sent ce contact froid sur sa peau. Et elle a l’impression de se briser en des milliers de morceaux. Elle n’aurait jamais cru qu’un jour, Ezra pose la main sur elle. Elle rougit violemment, suffoque légèrement, alors qu’il lui essuie de la mousse, sur le menton. Elle ne sait pas quoi dire. Quoi faire. Elle se consumme sur place. Son cœur tambourine sous l’effet provoqué par ce, pourtant, si simple contact. Elle se force à respirer correctement, sent des larmes de joie lui monter aux yeux. Enfin. Joie. Et honte. Et déception. Et colère. Joie, parce qu’enfin, elle connait l’effet d’un touché de ce garçon aimé. Honte, parce qu’elle a l’impression d’abuser de la situation. Déception et colère car cela se fait sous l’effet, visiblement instantané d’un filtre d’amour. Cela dit, elle éprouve tout de même un peu de soulagement, bien caché sous tous ces sentiments qui la tenaillent. Parce que au moins, ce n’est pas une de ces filles mal intentionnées, à sa place…

Elle soupire légèrement, baisse les yeux, fixe son unique main, serrée si fort sur le tissu de son vêtement que ses jointures en blanchissent -elle qui n’aurait jamais cru cela possible, d’être plus blanche encore…

« Je… euh… merci ? Pour la mousse… »

Elle murmure, maladroite. Un haut le cœur lui échappe. Tout comme la situation. Elle n’a pas l’habitude que les choses soient hors de son contrôle. Et voilà que ça arrive. Qu’elle est prise au dépourvu. Elle ne sait pas comment réagir et ça l’effraie.

« Je… tu… c’est… »

Elle bégaie, encore. Alors elle inspire profondément, essaye de garder son sang-froid.

« Tu te sens bien, ça va ? »

Elle demande, inquiète. Elle espère sincèrement n’avoir rien raté dans la préparation. S’il devait être malade par sa faute, elle ne s’en remettrait pas. Elle inspire, expire, soupire.

« Je… Je pense que je vais aller prendre l’air… faire un tour… je… tu… tu peux rester ici, si tu le désires. Enfin. C’est… »

Elle vient s’essuyer lentement les yeux. Elle perd pieds. Elle a l’impression qu’elle va se noyer sous tous les sentiments contradictoires qu’elle ressent, en cet instant. Elle se lève, alors, lentement, légèrement, gracieusement.

« Excuse moi de t’avoir entraîné dans tout ça… »

Elle murmure, sa voix ayant du mal à se frayer un chemin au travers de sa gorge si serrée.

« C’est… je… j’espère que tu ne m’en voudras pas… quand… les effets se seront dissipés… »

Elle hoquète de plus belle. Elle se dirige vers la sortie des Trois Balais et, une fois dehors, s’assoie sur la première pierre, le premier rebord croisé, pour reprendre son souffle. L’air est froid. Elle frissonne violemment. Elle… ne sait même pas si Ezra l’a suivi ou non. Elle l’espère, secrètement. Mais elle est réellement trop chamboulée en cet instant. Si on lui avait dit un jour qu’elle se retrouverait dans une telle situation, elle n’y aurait jamais cru… et pourtant… la voilà avec un Ezra artificiellement « amoureux » d’elle. Et elle, qui ne sait pas si elle doit en profiter pour passer une journée avec lui comme le couple qu’ils ne formeront jamais. Car elle n’est pas stupide. Elle sait très bien que jamais il ne lui rendra ses sentiments. Que jamais plus, elle n’aura une telle occasion. Pourtant, ce n’est pas… loyal. Elle ne veut pas de ça. Elle veut de ça. Elle ne sait pas. Elle ne sait plus…

Un petit coup de main… ? Qu’elle puisse mettre ses idées au clair ? S’il vous plait ?
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MessageSujet: Re: L'amour est à portée de fiole... | P.V.: Mon futur petit ami ♥   Sam 4 Mar - 14:20

love potion


à portée de fiole...


Elle te demande si tu te sens bien...et à cela tu prends étrangement le temps d'y réfléchir intérieurement. Tu ne t'es jamais aussi bien senti. Voila ce que tu avais pensé sur le coup. Pourtant tu pensais quelques instants plus tôt que cela ne te changerait en rien. Mais là, à cet instant tu te sentais bien. Penser à quelqu'un, ressentir le besoin d'être à ses côtés sans vouloir autre chose d'autre que ça, sans ressentir quoi que ce soit d'autre. C'était une première. -Qu'est-ce qu'il t'arrive ?- Tu soupires avec légèreté, ton coeur ne s'est jamais autant emballé. Tu as l'impression d'avoir mal, mais en un sens est-ce vraiment de la douleur que tu ressens dans ta poitrine ? Est-ce que cela te fait vraiment si mal de sentir ton palpitant tambouriner ta cage thoracique pour "cette" raison ? -Tu as du mal à y croire, à tout ça, n'est-ce pas ?-
« Je me sens...léger ? »

Tu doutes encore de ta réponse, tu ne sais pas trop où donner de la tête avec toutes ces choses nouvelles qui se bousculent en toi. Ton regard ne se détache pas d'elle, tu n'arrives pas à la quitter des yeux. -Elle t'obsèdes-.  Elle ne se sent pas bien, tu le vois, tu l'entends. Sa voix est encore plus hésitante qu'avant. Tu la regardes se lever avec grâce sans que tu puisses réagir. Et tu te contentes d'écouter ses paroles et de la regarder s'éloigner de toi. Et quand elle est finalement hors de ta vue, ton coeur s'emballe. -La voila, la vraie douleur.-  Et tu sembles avoir envie de la suivre, de la rattraper. Pour lui dire quoi, pour faire quoi ? Tu n'en sais rien, mais tu as juste cette envie à cet instant même d'aller la voir,de ne pas la laisser s'évaporer. Tu n'as pas envie de ça, de la voir partir. Toi qui n'as jamais voulu être dépendant d'autrui...tu l'es bien plus que jamais aujourd'hui. -Ca a toujours été le cas en un sens.-  

Tu tortures ta lèvre inférieure avec tes dents tes poings se resserrent sur eux-même et tu te lèves finalement dans un soupir. Tu déposes quelques gallions par reflex sur le bois de la table. Tu te retrouves étrangement énervé, agacé à cause des paroles de la jeune femme "j'espère que tu ne m'en voudras pas". Tu lui as pourtant dis, affirmé que tu étais ici le seul fautif de ce qui allait se passer une fois la potion ingurgitée. -Caprice égoïste.- Tu sors de la taverne et il te faut pas longtemps pour la trouver. Elle est là, assise, toute proche. Alors tu t'en approches, tu viens vers elle avec cette légèreté qui t'es propre et tu finis par te planter juste devant elle.

« Je te l'ai dis, non ? Que tu n'avais pas à t'en vouloir. »
Tu l'avais fais volontairement, tu étais le fautif de l'histoire et pas elle. Alors tu viens t'accroupir juste en face d'elle, en te rapprochant un peu plus d'elle. Tu soupires, ton regard se porte vers elle et ton coeur s'emballe de plus belle, ta main se rapproche de la sienne, de son unique main. Tu la laisses en suspens quelques instants avant de venir la prendre délicatement entre tes doigts et tu viens quelques instants faire des tracés délicats le long de sa paume. Tu ne sais pas pourquoi tu fais une telle chose, tu ne comprends pas ce que tu fais, ce qui te traverse l'esprit à chaque instant quand tu la regardes. Ton regard s'est adouci comme jamais il ne l'avait fait autrefois. Pourtant tes expressions ne changent pas, tu n'as toujours pas un sourire qui s'affiche sur tes lèvres, pas même une petite courbure, rien. Tu te sens différent sans pour autant l'être radicalement, c'était en quelque sorte rassurant de savoir que cette potion ne t'avais pas transformé en une espèce de larve qui ne pourrait faire que baver en regardant "l'élue".  Tu ne te sentais pas réduit à cet état et pourtant tu étais en quelque sorte esclave de ton cœur pour la toute première fois de ton existence.

Un souffle s'échappe de ta bouche.

« De quoi as-tu peur ? »

Tu le sentais, au fond, que la jeune femme craignait des choses. Mais tu n'arrivais pas à comprendre quoi. Alors ta voix bien plus adoucie qu'a l'origine s'échappe de tes lèvres et ton contact, bien que froid était d'une douceur infinie alors que tes mouvements contre sa paume n'avaient pas cessés depuis que tu les avais entamés. Tu te demandes alors...quelles sont ses craintes, pourquoi s'est-elle enfuie de la sorte ? Des questions qui parcourent ton esprit et qui, en temps normal ne serraient jamais montées jusqu'à tes lèvres, certainement.
 




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MessageSujet: Re: L'amour est à portée de fiole... | P.V.: Mon futur petit ami ♥   Lun 6 Mar - 1:01

L’air frais lui fait du bien. Elle respire, retrouve un peu de clarté d’esprit. Elle soupire doucement, yeux fermés, tête baissée. Elle déglutit doucement, essaye de remettre de l’ordre correctement. Petit à petit. Elle réfléchit à ce qu’il vient de se passer. La façon dont elle a commencé à parler à Ezra, avant d’être interrompue par ces pimbèches superficielles. Puis la fiole, versée dans son verre. Ezra qui l’a bu… Sa gêne, dû au fait qu’elle vivait enfin ce qu’elle désire vivre depuis leur première année et sa première rencontre avec le jeune homme. Une discussion. Un instant tous les deux. Son intérêt, un peu, à lui… et puis… ses doigts sur son visage, sur sa peau. Un contact, initié de sa part. Et ce regard… À peine plus différent de d’habitude. Juste… légèrement plus chaleureux. Et… attentionné ? Elle ne saurait trop décrire ce qu’elle y a vu, mais c’était tout de même nouveau. Et c’est sûrement ça qui l’a perturbé, en fait. Le fait qu’elle ne reconnaisse pas tout à fait le jeune homme qu’elle connait. Celui auquel elle est habituée. Qui ne la calcule quasiment pas. Qui ne s’approche pas d’elle, qui ne la touche pas, qui n’est pas aussi… gentil et attentionné. Cela ne lui déplait pas, c’est sûr. Très loin de là, même. Mais… ce n’est pas normal. Ce n’est pas naturel. Cela ne s’est pas fait petit à petit, mais d’un coup, comme ça. Cela s’est imposé, tout simplement. Et elle n’était pas prête. Elle n’y était pas préparée. Et malgré tout ce qu’il peut lui dire, elle a tout de même l’impression de l’avoir drogué… et elle a peur d’en profiter.

Elle est tellement plongée dans ses pensées qu’elle ne voit pas la silhouette se planter devant elle, avant qu’une voix ne résonne.

« Je te l'ai dis, non ? Que tu n'avais pas à t'en vouloir. »

Son cœur se serre, sa gorge et son estomac aussi. Elle garde la tête baissée, serre ses doigts sur sa jupe, se mordille la lèvre aussi. Non… elle n’y arrive tout bonnement pas. Si elle n’avait pas fait celle fiole, ils n’en seraient pas là. Alors… si… si, elle se sent un peu coupable. Coupable de profiter de sa gentillesse, de sa douceur, de sa tendresse. Il s’accroupit en face d’elle, avant que sa main ne s’approche dangereusement. Elle l’observe, sans le regarder lui. Elle sent son cœur se mettre à tambouriner dans sa poitrine, elle déglutit. Elle aimerait fuir, l’empêcher de faire ça. Mais au final, leurs doigts se touchent, les siens viennent caresser sa paume à elle. Elle se mord la lèvre avec plus de forces, manquant de peu de faire perler le sang. Elle doit se détendre. Oui. Elle le doit réellement. Mais elle ne le peut. Surtout pas quand un nouveau souffle s’échappe d’entre les lèvres si parfaites de son vis-à-vis pour lui poser la question qu’elle craignait le plus. Qu’elle craignait, car elle ne sait pas mentir ni cacher quoi que ce soit. Phèdre est foncièrement sincère. Foncièrement, oui.

De quoi as-tu peur, Phèdre… ?

Elle inspire profondément, avant que ses doigts ne finissent par venir s’entrelacer avec ceux de son camarade, sans qu’elle ne s’en rende réellement compte. C’est comme… un rêve qui se réalise. Et auquel elle ne peut résister, malgré toute sa volonté. Et c’est justement ça, qui lui fait peur…

« J’ai peur… »

Elle commence. Elle peine. Elle bute encore plus sur ses mots que d’ordinaire. Réussir à avouer à Ezra ses sentiments, alors que cela fait cinq ans qu’elle ne fait que l’observer à distance, c’est difficile. Cela lui semble même quasiment impossible, sur le coup. Mais… elle doit répondre à sa question. Parce qu’elle a été élevée ainsi. Être sincère. Dire ce qu’elle a sur le cœur et dans la tête.

« J’ai peur de profiter de la situation… »

Elle murmure doucement, en relevant lentement les yeux. Elle cherche la force au plus profond d’elle, de continuer cette phrase. De lui exprimer tout ce qu’elle a au fond de son cœur, depuis leur première année.

« Non pas comme ces filles, qui ne voient en toi qu’un bon parti. Moi je… c’est… depuis la première année. Sans même savoir qui tu étais. Je t’ai vu. Et… comment je pourrais te dire cela… Je… c’est comme… une flèche en plein cœur. Ça a fait mal. Et en même temps, j’étais sur un nuage… »

Elle marque une pause, se force à relâcher les doigts d’Ezra, alors qu’elle inspire profondément.

« Cela fait cinq ans que je te regarde de loin. Parce que… je ne comptais pas m’imposer. Je ne comptais pas te forcer la main, ne serait-ce que pour faire connaissance. Et puis… je suis résignée… je veux dire… toi et moi, nous sommes différents, j’en ai conscience… et… je peux… continuer à t’observer. Cela ne me dérange pas. Enfin… je m’y suis résignée depuis le début… alors… forcément… une telle situation… ça m’effraie… j’ai peur d’en profiter. J’ai peur de profiter que tu aies bu cette potion... »

Elle conclut, doucement. Elle a les larmes aux yeux, baisse la tête de nouveau. Son cœur lui fait mal. Sa gorge se serre. Elle a l’impression qu’elle s’étrangle. Alors elle tente de respirer lentement, le plus doucement possible. Elle vient tout simplement de se déclarer. Et elle craint une réponse de la part d’Ezra… elle craint qu’il ne la comprenne mal. Qu’il pense qu’elle aussi elle n’en a qu’après son statut, malgré le fait qu’elle lui ait dit l’inverse…

«  Tu… tu n’as pas besoin de répondre quoi que ce soit à cela, Ezra. Je… un amour à sens unique, c’est bien suffisant pour moi. »

Elle tente de lui sourire, alors que de sa main restante, elle vient s’essuyer les yeux.

« Mais dis moi… pourquoi… aimes-tu autant le lac ? »

Elle l’y a si souvent vu que cela l’intrigue. Et elle veut sincèrement apprendre à le connaître plus encore. Mais elle ne le forcera en rien. En rien de rien. Car Phèdre, elle n’est pas ainsi…
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MessageSujet: Re: L'amour est à portée de fiole... | P.V.: Mon futur petit ami ♥   Mar 28 Mar - 12:03

love potion


à portée de fiole...


Et tu sens alors son petit coeur battre au creu de son unique main, tu le sens s'affoler au moins autant que le tiens ne cesse de le faire depuis déjà bien de longues minutes si ce n'est plus. Tu le sens au creux de sa main, tu le sens tambouriner avec violence dans ta propre main, ne parvenant même plus à distinguer tes propres battements dans toute cette cacophonie. Et tu l'écoutes, sagement, sans bouger, sans rien faire de plus que la regarder et comprendre des choses. Et étrangement, tu as mal alors qu'elle continue de plus en plus sa phrase, ta main se sert plus contre la sienne ainsi que contre ton pantalon, ils serrent violemment le tissus alors que tes yeux n'arrivent pas à se détacher de la brune.

Elle se confesse entièrement, elle tremble, les larmes montent à ses yeux, tu le vois, elle veut le cacher, elle veut cacher cette sincérité qui lui est propre. Et pas un seul mot ne parvient à sortir de ta bouche, une première dans ce genre de situation car tu avais toujours réussi à répondre à ce genre d'avances, tu avais connu ça il n'y a pas si longtemps, de refouler quelqu'un -un homme qui plus est- avec des mots froids et durs. Mettre les distances, faire comprendre que tu n'es pas le genre de personne que l'on peut dépreindre comme étant gentille, tu le sais ça, que tu  n'as rien de gentil. Tu ne souris pas, n'est pas agréable pour un sous avec autrui, tu sais juste courber l'échine et faire usage d'un langage soutenu comme on te l'a appris, comme on te l'a imposé. Et pourtant là, tu sentais que c'était différent.

Différent, pourquoi ? Le philtre ? Oh, il devait bien compliquer les choses, oui, t'embrouiller encore plus. Ta main s'est doucement retirée, tremblant étrangement pour ton plus grand étonnement. Tu n'en fais rien, tu la laisses se poser contre le sol en même temps que tes genoux qui continuaient difficilement à maintenir cette position accroupie. Tes yeux ne se sont pas baissés, tu la fixes toujours, elle, elle et ses yeux brillants et puis elle reprend finalement la parole, te questionnant sur ton hobby d'aller toujours sur le lac. Pourquoi es-tu autant attaché à ce lieu, à cet endroit ? Tu prends une légère inspiration, mettant quelques secondes à répondre avant que ton regard ne se dirige vers le ciel. Et voilà, finalement tu te lances.
« M'éloigner un peu du château me fait du bien. Et puis l'atmosphère y est un peu particulière, je m'y sent bien. Personne pour me regarder avec un air où le respect est forcé pour y cacher du mépris. » 

Air à moitié rêveur, cela faisait longtemps, terriblement longtemps que tu ne t'étais pas senti aussi léger, aussi bien. Et tu n'as pas envie d'en sortir de cet état, tu n'as pas envie de te séparer d'elle, de ce petit bout de femme avec son bras en moins. Et puis, la question est là, elle te taraude l'esprit, te hante, te bouffe. Tu te mets à te mordiller  tes lèvres, signe de ton agacement soudain. Tu soupires et finalement, tu te lances encore une fois.

« Et toi...ton bras, que t'est-il arrivé ? » Question soudaine, posée pourtant avec une certaine douceur que l'on te connaissait uniquement lorsque tu étais apaisé et en confiance. Un état que personne ne te connaissait, sauf elle, elle était la seule à pouvoir te tirer vers cet état si léger que tu ne voulais pas quitter. Pourtant, tu ne rajoutes pas de petite phrase derrière pour lui préciser qu'en cas de gêne elle pouvait s'abstenir, tu ne pouvais pas chasser ce manque de gêne qui étais bien installé dans ton esprit, ça, c'était quelque chose que l'on ne pouvait te retirer. Pas même avec tous les philtres du monde.  Naturellement, tu retends alors ta main terriblement glaciale dans sa direction, comme un geste pour la rassurer, la mettre en confiance, un geste d'une bonté que tu ne te reconnaissais pas. Mais tu te laissais guider par tes envies, par ces appels qui tournaient dans ta tête, cette volonté de la mettre à l'aise autant que toi tu l'étais actuellement.  




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