PROFIL- MP PROFIL- MP PROFIL- MP •• Il semblerait qu'une chèvre ou bien un bouc, personne ne sait vraiment de quoi il s'agit, se balade dans les couloirs du château. Parfois même, des élèves affirment entendre le rire mesquin de cette maudite bestiole sans jamais pouvoir mettre la main dessus. Le directeur affirme pourtant qu'aucune chèvre ou bouc ne se balade dans les couloirs. Affaire à suivre.

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 [FINI] The boy who breaks wings { P.V Idris al-Mansûr

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MessageSujet: [FINI] The boy who breaks wings { P.V Idris al-Mansûr   Dim 5 Fév - 21:09

violence


the boy who breaks hopes and wings


Pas lents, qui trainaient sur les dalles froides du chateau. Tu te dirigeais vers la salle des professeurs sans jeter un seul regard à ton environnement. Qu'avais-tu encore fais, Ezra ?, Qu'avais-tu encore cassé ? Un corps ou une âme ? Provoquer un chagrin, une bagarre pour ton "arrogance" pour ton comportement inexpressif, vide de sentiments et d'intérêts. Non. Ce n'était pas ça cette fois-ci. C'était quelque chose qui te pendait au nez depuis bien longtemps déjà. Il te l'avais dis, le professeur al-Mansûr. Il t'avait demandé de cesser de faire aussi peu attention à tes camarades. D'arrêter d'être aussi violent pendant juste un simple entraînement. Parce que tu as toujours été brutal, ça a toujours déplu au professeur, tu le sais. Mais jamais tu n'as réussi à changer quoi que ce soit.

En as-tu seulement envie ? Non. Tu le sais très bien qu'au fond de toi, tu n'as pas plus envie de que ça de changer de façon de faire. Car tu sais qu'elle te défoule, qu'elle te fait du bien. Ce n'est pas la souffrance des autres qui te procure du plaisir, c'est de sentir ton bras renvoyer avec violence ce cognar. Et tu n'as aucune compassion, tu n'en as jamais eu. Tu n'en auras certainement jamais, tu le sais. Alors tu déambules dans les couloirs, prenant tout juste la peine d'esquiver les autres élèves qui passaient à toute vitesse dans les couloirs et qui venaient percuter leur épaule contre la tienne. Aucun regard énervé, rancunier. Non, rien, rien de rien. Ezra tu es juste cette coquille vide qui intimide autant qu'elle s'efface.

Et puis tu te plantes là, juste devant les deux gargouilles qui surveillent l'entrée de la salle des professeurs. Tu les détailles toutes les deux, tu sais que leur attention est portée sur toi et qu'au moindre pas supplémentaire, elles te feraient savoir que ta présence n'est pas autorisée ici, pour l'instant.

« Bonjour, je viens pour voir le professeur al-Mansûr. »

Brève introduction mais polie, juste le strict nécessaire, ni plus ni moins. Alors tu attendais de pieds ferme que le professeur vienne te chercher pour entamer ta retenue.  





Dernière édition par Ezra Owen Griggs le Lun 6 Fév - 13:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FINI] The boy who breaks wings { P.V Idris al-Mansûr   Dim 5 Fév - 22:11

Parlementations.

Aujourd’hui, tu as rendez-vous. Rendez-vous avec un élève. Tu lui as donné une retenue. Cela lui pendait au nez. Ezra Owen Griggs. Un Serpentard. Un joueur de Quidditch. Et un élève qui te fais peur. Peur au plus profond de toi. Parce que ce jeune joueur, bien que prometteur, est d’une violence sans pareille sur le terrain. Tu l’as observé, tu as serré les poings à t’en faire exploser les jointures en le voyant jouer. La première fois que tu l’as vu lors d’un match, tu as bien cru que tu allais lui arracher la batte des mains et le jeter hors de là, le renvoyer, demander à ce qu’on trouve un nouveau batteur. Mais tu n’en avais pas le droit. Tu n’en as toujours pas le droit, d’ailleurs.

Mais là, cet entrainement, ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Un entrainement. Un simple entrainement. Et il a envoyé un élève à terre, causant ainsi une fracture du bras inutile. Heureusement, l’infirmerie a les capacités nécessaires pour soigner cela en deux temps trois mouvements. Mais tu as peur du jour où la chute ne causera pas un simple bras cassé. Tu redoutes le jour où, une fois de plus, tu ne sauras pas réagir. Cela te fait peur. T’effraie même. Il t’effraie.

Et tu es là, dans la salle des professeurs, à attendre sa venue. Tu la redoutes, elle aussi. Tu le fuis, dès que tu en as l’occasion. Tu détournes le regard lorsque tu le croises dans les couloirs, l’ignore, lorsque tu prends en charge le cours de défenses contre les forces du mal. Oui. Tu le fuis, tu l’évites, tu le crains. Tu as peur qu’il tourne mal. Mais tu t’es un peu renseigné sur lui. Et de tous les professeurs, tu as reçu un avis unanime. Ce gamin est discret, de confiance. C’est un élève modèle, d’après eux. Ah bon. S’ils le disent. Aussi, certains ont été surpris d’apprendre que tu lui avais imposé une retenue avec toi.

Et voilà que tu te sors toi-même de tes pensées pour lever les yeux vers la pendule. Il est l’heure. S’il est ponctuel, il devrait être là. Et on te fait signe que c’est le cas. Tu es seul dans la pièce, mais les gargouilles bavardent. Et on t’appelle. Oui, on t’appelle. Alors tu te lèves, tu lèves ta carcasse. Et tu bouges jusqu’à la porte.

« Monsieur Griggs. Entrez je vous prie. »

Brève introduction, mais polie. Juste le strict nécessaire, ni plus, ni moins. Tu attends qu’il t’obéisse, qu’il entre. Tu n’as pas prévu grand-chose. Si ce n’est parler. Essayer de voir ce qui le motive. Ca te fait peur, oui. Mais… il faut que tu comprennes. Il faut que tu saches.

« Asseyez-vous là. »

Tu lui indiques la chaise devant ton bureau. Et tu attends qu’il fasse comme demandé. Ni plus, ni moins.

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MessageSujet: Re: [FINI] The boy who breaks wings { P.V Idris al-Mansûr   Dim 5 Fév - 22:37

violence


the boy who breaks hopes and wings


Et tu entends finalement sa voix venir à toi, tu vois son imposante stature se dresser devant toi. Il est peut-être moins impressionnant que le professeur Velasco, c'est ce que tu penses généralement en l'observant rapidement à chaque fois. Sûrement était-ce la première fois que tu prenais autant le temps de le détailler. Ton regard ne se baisse pas, tu le maintiens, ta tête ne se plies pas et pourtant tu n'as aucune arrogance dans le regard ou dans ton attitude. Tu ne le défies pas mais tu ne te plies pas pour autant. Pas emboîté, tu jettes un oeil aux gargouilles, cela devait bien être la première fois que tu pouvais les observer sous cet angle. La première fois que tu mettais les pieds dans cette salle que tu espérais plus impressionnante, certainement.

Petit soupçon de déception en constatant à quel point celle-ci était neutre et sans réelle petite touche d'originalité. Tu entends vos pas qui résonnent sous la pression des talonnettes de vos chaussures avant que votre course ne se finisse devant un bureau. Chaise présentée comme étant celle qui allait t'accueillir pour cette fameuse retenue tu semblais comprendre ce qui allait t'attendre. Copier des lignes bêtement, sûrement. Tu te doutais qu'il s'agirait de ça. Alors, tout juste installé sur ta chaise que tu commençais déjà à sortir de ta petite sacoche de cuir bien travaillé une élégante plume entretenue avec soin.

« Je vous écoute professeur. »

Bien fermement installé sur cette chaise rigide, tu sembles retenir un soupir. Tes mains se mettaient déjà à jouer avec la forme de la plume avec une légèreté qui t'étais propre. Une douceur qui était en parfait contraste avec la violence dont tu peux faire preuve lorsqu'il est question de Quidditch.

« Que dois-je faire ou..copier ? »

Timbre de voix neutre, terriblement neutre au point d'en être froid. Tu n'étais pourtant pas agacé, non, tu étais juste comme tu l'as toujours été : un garçon sans entrain, sans une quelconque émotion traversant sa gorge si ce n'était la peur et la haine par instants. Mais pas ici.


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MessageSujet: Re: [FINI] The boy who breaks wings { P.V Idris al-Mansûr   Dim 5 Fév - 23:10

Parlementations.

Il t’obéit, sans broncher. Mais il est froid. Pas défiant. Froid. Tu n’aimes pas ce genre d’attitude. Ça te perturbe. Ça te fait perdre tes moyens. Mais tu n’en as pas le droit. Tu es professeur. Tu dois montrer l’exemple. Tu te dois de le faire. Et tu dois faire preuve d’autorité lorsqu’un élève ne comprend pas la gravité de ses agissements.

Tu le laisse s’assoir, avant de venir en faire de même, face à lui. Les mains jointes, posées sur le bois de ton bureau. Et tu le fixes, tout comme il t’a fixé. Cela ne te dérange habituellement pas. Mais de sa part, ça te dérange. Il est trop froid. Trop distant, vis-à-vis de toi, vis-à-vis de tout, vis-à-vis du monde entier. Qu’est-ce qui ne va pas chez lui ? Tu ne comprends pas. Tu ne le comprends pas.

Il sort sa plume. Bien sagement. Il attend la sanction, la punition. Des lignes. Oui, d’autres auraient demandé des lignes, oui. Mais ce n’est pas ce que tu as en tête.

« Rangez votre plume, monsieur Griggs. Vous n’allez rien copier. Pas aujourd’hui. »

Tu lâches, finalement, en relevant tes mains. Ce sont tes coudes, finalement, que tu appuies sur le bois. Et les doigts toujours entrelacés, tu poses ton menton sur les dos des premières pour l’observer. Silence pesant. Silence lourd. Tu détestes le silence. Tu l’as toujours détesté.

« Savez-vous ce qui s’est passé, lors de votre entrainement ? »

Tu demandes, froidement également. Tu te redresses, t’adosses plus profondément contre ta chaise. Et tu te lisses la moustache, pur réflexe. Tu inspires profondément. Et tu soupires, bruyamment.

« Vous avez fait chuter un élève. Et il s’est brisé le bras. Par chance, c’est une blessure qui est facilement guérissable. »

Tu commences doucement. Ton ton est sec. Mais pas violent, ni agressif. Tu es juste… apeuré par ce qu’il pourrait faire, plus tard.

« Mais avez-vous déjà songé, monsieur Griggs, au jour où vos coups causeront plus qu’un bras cassé ? »

Tu finis par demander, doucement, en le regardant droit dans les yeux.
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MessageSujet: Re: [FINI] The boy who breaks wings { P.V Idris al-Mansûr   Dim 5 Fév - 23:50

violence


the boy who breaks hopes and wings


Finalement, plume inutile. Tu la déposes dans un coin sans pour autant la remettre bien en place dans ton sac. Trop préoccupé à te demander ce qu'il attendait de toi. Ce qu'il comptait faire pendant cette retenue dans cette pièce froide. Alors tu poses tes mains sur tes cuisses, le dos bien droit. L'on pourrait croire que tu es au garde-à-vous mais ce sont juste tes bonnes manières qui s'appuient sur le haut de ton crâne pour t'empêcher de t'affaler sur la chaise ou d'avoir l'air trop négligeant.

Le silence est présent et toi tu n'es pas plus avancé, tu ne sais pas ce que tu fais là, à le regarder dans le blanc de ses yeux, attendant qu'il prenne finalement la parole. Sais-tu ce qu'il s'est passé lors de ton entrainement ? Bien sûr que tu le sais, tu n'es pas idiot. Et pourtant tu ne sembles pas mesurer l'ampleur de tes agissements. En as-tu seulement eu conscience une seule fois que tes agissements étaient purement inexpliqués aux yeux de bien trop de personnes ici. Tu sais ce que tu as fais et pourtant tu ne sembles pas plus conscient que ça de la chose. Parce que pour toi, au Quidditch, chuter est chose courante.

Tu écoutes le professeur, tu l'observes prendre un ton de plus en plus grave et froid mais tu ne ressens aucune brutalité en lui. Finalement tes mains se resserrent sur elles-même. Tu sembles te poser la question à toi-même plus d'une fois. Comme si tu attendais une claque brutale, comme si cette phrase était censée te déclencher quelque chose. « Jamais, professeur. » Réponse franche, débordante de vérité malgré sa longueur.  

« Je ne songe pas à ce genre de choses sur le terrain. Tous les joueurs qui mettent un pied sur le terrain sont conscients de risques. » Mais étais-tu seulement conscient des risques dont il te parlait actuellement ? Savais-tu seulement qu'il te parlait de quelque chose allant bien au delà de quelques os brisés.

Jamais tu n'as songé au fait que tu puisses briser les rêves et les ailes des autres élèves, jamais tu n'as pensé que par ce simple geste violent, par tes simples paroles sèches, tu pouvais faire bien plus de mal qu'une simple paire d'os brisés ou qu'un pincement au coeur.


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MessageSujet: Re: [FINI] The boy who breaks wings { P.V Idris al-Mansûr   Lun 6 Fév - 0:34

« Splash ! » fait le pavé.

La réponse ne tarde pas à se faire entendre. Jamais professeur. Un soupire t’échappes. Mais il ne s’arrête pas là. Il continue de parler. Et alors, ce n’est pas un simple éclair qui passe dans ton regard, l’espace d’un instant, mais un orage tout entier. Un ouragan. Les fantômes du passé t’envahissent, pendant un moment. Tu inspires profondément, expire tout aussi profondément. Tu essayes de te calmer, comme tu peux. Et tu y arrives tant bien que mal. Tes poings se sont serrés, sans même que tu ne t’en rendes compte. Nouvelle inspiration.

« Oh ça oui. Tous les joueurs savent les risques qu’ils prennent en montant sur leur fichu balai. Chutes. Commotions. Foulures. Fêlures. Fractures. Des blessures réparables après match. »

Tu susurres, froid comme jamais. Ton cœur est lourd. Ton estomac, serré. Tu as envie de vomir. Il ne se rend compte de rien, en réalité. Et il prend tout cela avec un tel détachement… tu te demandes vraiment ce qu’il peut bien lui passer par la tête. Mais surtout… surtout… il te fait peur. Oui. Vraiment. Tu en tremblerais même, si tu n’étais pas en train de te concentrer pour te contrôler.

« En revanche, ce à quoi un joueur ne s’attend pas, c’est à mourir. »

Tu as jeté cela comme si on jetait un pavé au beau milieu d’une mare. Il déglutit violemment, avant de faire venir la carafe d’eau, qui repose plus loin et un verre jusqu’à toi. Tu réceptionnes le tout, tu te sers sans même lui en proposer. Parce que sur le coup, tu as l’impression d’être le seul à en avoir besoin. Et une fois que tu as fini de boire, tu reprends ton souffle. Tu inspires profondément, puis ferme les yeux. Tu te passes même une main dans les cheveux, pour les remettre en ordre. Et puis, tu dardes tes yeux couleur ciel délavé sur l’élève.

« Je sais de quoi je parle, monsieur Griggs. C’était mon quotidien, il y a bien longtemps. Je jouais avec hargne, je me sentais grisé par les sensations. J’étais paré à toutes les éventualités quant au fait d’être blessé, ou de voir un des coéquipiers l’être. Ce à quoi je n’étais pas paré, c’était à ce qu’un batteur, comme vous, lance, comme vous, un cognard sur un de mes camarades, comme vous le faites toujours, avec toute la force qu’il possédait, comme vous le faites toujours et que ce cognard atteigne mon camarade en pleine tête, le fasse tomber de son balai et… ne le tue, suite à une chute, monsieur Griggs. »

Tu marques une pause, essoufflé. Tu sens ta voix faiblir. Tu sens les larmes monter. Mais il est hors de question que tu laisses paraître tout cela. Pas devant un élève. Devant personne, en réalité. Tu inspires, une nouvelle fois, profondément, tu te poses. Tu prends ton temps. Tu joins tes mains, entrelace tes doigts, une fois encore.

« Et ça, monsieur Griggs, je pense qu’aucun des élèves constituant les quatre équipes de cette école ne s’y attend. Ni même les professionnels qui jouent pour leur pays. Et je pense, monsieur Griggs, que vous non plus, vous ne vous y attendez pas. »

Tu espères que tes paroles se frayent un chemin entre ses deux oreilles, dans son petit crâne bien fait, dans son petit cerveau bien constitué.

« Répondez-moi franchement, monsieur Griggs : seriez-vous capable de vivre avec cela sur la conscience ? La mort d’un jeune homme ou d’une jeune femme dont le seul crime était d’être montré sur un balai pour jouer à la balle ? »

Tu t’en veux d’être aussi franc, aussi direct, aussi dur. Mais cela fait quelques temps déjà que tu lui demandes de se calmer et que rien n’y fait. Il faut qu’il prenne conscience.

« Il faut que vous en ayez conscience maintenant, de la dangerosité de vos actes. Car je refuse que vous ne le fassiez que le jour où vos coups coûteront la vie d’un élève. »

« Splash ! » fait le pavé.
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MessageSujet: Re: [FINI] The boy who breaks wings { P.V Idris al-Mansûr   Lun 6 Fév - 1:56

violence


the boy who breaks hopes and wings


Il te réponds en prenant de lourdes inspirations, comme si il voulait calmer quelque chose alors que tu le regarde toujours avec ce même air fermé et neutre. Et tu n'aurais pas pensé qu'il se serait assombri un jour si le professeur ne t'avais pas envoyé cette violente parole. Si ses mots ne t'avaient pas frappés avec la même violence sans égale d'une claque qu'un géant aurait donné à une fourmi. Et il ne s'arrête pas, il fait pourtant une pause. Et toi, tu n'as pas l'impression qu'elle ait eu lieu, cette petite coupure où il a prit le temps de boire, rien. Tu es juste planté là, à le fixer avec tes deux orbes pâles qui semblent figées dans le temps. Tu regardes dans sa direction mais es-tu seulement capable de le voir encore après t'avoir balancé cette phrase ? Non, tu ne le vois même plus et pourtant ses paroles résonnent dans ta tête.

Quelqu'un comme toi, oui, comme toi. Quelqu'un qui a brisé une, si ce n'est plusieurs vies en juste un coup de batte. Toi aussi, en continuant ainsi tu finiras comme ça. C'est ce qu'il est en train de t'imposer. Il n'essaie pas de te faire comprendre, il te fait avaler cette idée brutale de force, sans que tu ne puisses réagir. Et tu te rends seulement compte à quel point c'est immonde que lorsqu'elle est coincée dans ton estomac et qu'elle vient brusquement te pourrir entièrement. Est-ce que tu sera capable de vivre avec ça sur la conscience ? Oh non, tu le sais bien. Et sûrement est-ce la raison pour la quelle tu es distant avec le monde entier. En un sens, tu as peur de cette chose autant que tu as peur de toi-même. Oh tu es au courant de tout ça mais tu as oublié. Tu n'y penses plus parce que tu n'es qu'un sale gamin inconscient et qui a fermé ses portes aux monde entier. Ce gamin qui commençait seulement à les rouvrir grâce au professeur Velasco...finalement tu ne sais pas si ce coup sur la tête à créer une plus grande ouverture ou au contraire, as refermé cette porte pour y installer un verrou bien solide.

Alors es-tu prêt à accepter ce poids ? « Non, professeur. » Ta voix ne tremble pas et pourtant, l'on sait ton regard perdu dans le vide et tes mains en train de serrer de plus en plus tes cuisses.

Tu ne veux pas ça. Tu ne veux pas. Tu as peur, Ezra « Je n'ai jamais cherché à me contrôler. »Tu ne l'as jamais fais, après tout. Tu n'as jamais commencé à le faire. Tu n'as jamais compris ce que cela voulait dire, d'être correct au près des autres, de tisser des liens forts et de t'impliquer. Alors que comprends-tu du poids de la vie ? Rien. Tu ne sais rien. Alors comment pourrais-tu te poser des limites ?

Et pour la première fois,tu as envie de baisser la tête et de t'enfuir. De t'éloigner de tout ça, d'oublier, de hurler jusqu'à en avoir mal. Tu voulais, pour la première fois, ressentir cette douleur plutôt que de l'infliger aux autres. Et tu restes un moment interdit et silencieux, à demeurer là avec ce regard vide et perdu dans la pièce. Le professeur aurait pu bouger de sa position que tu n'aurais rien remarqué durant tout ce temps.

Ton coeur s'accélère, tu ne te sens pas bien. Alors tu redescends sur Terre et tu retrouves ta vue normale. Alors tu regardes quelques instants le professeur avant de descendre ton regard, ta froideur ne s'est pas envolée mais tes yeux se portent plus bas. Pour le moment, tu ne veux plus regarder ses yeux qui viendraient te replonger dans toutes ces choses mises sur le tapis. Et tu ne sais pas quoi dire, Ezra. « Je ne sais pas quoi vous dire professeur. » Promettre d'apprendre à se contrôler, de ne plus être aussi virulent. De jouer pour le plaisir plutôt qu'en tant que défouloir. Voilà ce que tu aurais pu lui promettre. Mais tu ne te sens même pas capable de tenir ce genre de choses.  

Cela se voit que tu es essoufflé, troublé par ces paroles qui te tournent encore dans la tête. On aurait pu croire à une simple crise de panique banale si tu n'avais pas eu ce regard vide qui s'est assombri une fois de nouveau fonctionnel. « Si vous souhaitez me retirer de l'équipe à cause de ça, j'accepterai la sentence. » Et tu la contesterait en silence, comme toujours. Tu irais te perdre sur les rives du lac pour y jeter des galets, comme toujours. Tu comprendrais la décision du professeur et pourtant, tu ne voulais pas que cela arrive.    


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MessageSujet: Re: [FINI] The boy who breaks wings { P.V Idris al-Mansûr   Lun 6 Fév - 3:58

« Scratch ! » fait la plume.

Tu regrettes. À peine les mots ont-ils franchis le seuil de ta bouche que tu les regrettes amèrement. Ils sont trop durs. Bien trop dur pour un adolescent de seize ans. Dix-sept ans, maximum, mais tout de même. Ce n’est pas quelque chose dont il faut parler avant tant de facilité. Tant de hargne. Tant de rudesse, également. Et tu t’en veux. Énormément.

Et tu t’en veux encore plus alors que tu sens des changements dans son comportement. Dans son regard. Ton cœur se serre encore plus. Ton estomac aussi. Ta gorge également. Tu vas vomir. Tu vas vomir tout ce que tu n’as pas mangé aujourd’hui. Tu t’en veux. Tu te sens con. Un véritable connard. Un professeur incompétent. Un amant incompétent. Un homme incompétent. Tu t’affaisses. Ta tête se baisse. Tu sens la honte monter en toi. Et l’angoisse. Et la douleur. Tu as mal, Idris. Tu as mal. Très mal. Aeddan te reviens en tête. Tu sais pourquoi tu as fait ça. Pourquoi tu as dit ça. Mais c’était trop. Beaucoup trop. Tu en as trop fait. Et chacun de ses mots est comme un marteau qui enfonce les clous un peu plus profondément dans ton corps, dans ton cœur, dans ton âme. Dans ton être tout entier.

Professeur incompétent. Amant incompétent. Homme incompétent.

Tu songes à démissionner. Tu songes à partir loin d’ici. Retourner dans ton Égypte natale. Aller t’y enterrer, t’y faire oublier. Tout oublier. Aeddan. Jamil. Tes parents. Pouddlard. Toi. T’oublier toi-même. Te mêler aux moldus peut-être. Tout oublier. Tu inspires profondément. Mais ton souffle est saccadé. Tu as du mal à respirer, en réalité. Tu as mal tout court.

« Je suis désolé… »

Tu murmures. Tu fais venir un autre verre devant toi, que tu remplis d’eau. Avant de transformer celle-ci en lait chocolaté chaud. Oui, un chocolat chaud.

« Excusez-moi, monsieur G-… Griggs… »

Tu souffles, avant de lui tendre le verre.

« Buvez ça… cela… réchauffe… »

Réconforte. C’est le mot que tu voulais réellement utiliser. Mais tu en as été incapable. Tu te lèves, te tournes dos à l’élève que tu viens d’enfoncer plus bas que terre sans le vouloir. Tu es face à la fenêtre. Tu regardes au loin, mais tu ne vois rien. Tu ne vois rien car tes larmes envahissent tes yeux. Le ciel délavé pleure. Il pleut sur tes joues. Tes épaules se secouent, de haut en bas, sans que tu ne le veuilles. Tes mains viennent se poser sur ton visage. Dans tes cheveux. Tes doigts tirent ces fils sombres. Déforment tes traits. Tes genoux manquent de peu de plier sous ton poids. Tu te sens coupable. Tu n’aurais pas dû.

« … Vous … vous pouvez y a-… y aller… je… pardon… je suis d-… désolé… »

Tu te décrédibilise. Tu le sais. Mais sincèrement, tu ne comptes pas sur un élève pour te réconforter. Pour te dire que tout va bien. Qu’il n’y a pas de monstre sous ton lit, ni de cadavre dans ton armoire.

« Juste… Monsieur Griggs… je vous en supplie… faites attention à vous… et… essayez… de comprendre ce que je veux dire… j’ai… j’ai vu quelqu’un… mourir. A cause d’un simple accident de jeu… je ne veux pas… que vous subissiez la même chose… vous… ne méritez pas cela. Personne ne mérite de vivre avec cela sur la conscience… Pitié… »

Et te voilà exténué. Tu souffles profondément, avant de te laisser finalement tomber sur ta chaise, affalé… effondré… les yeux rouges, les joues humides… en cet instant, tu n’es que l’ombre de toi-même. Et tu sais que tu ne vas pas réussir à t’en remettre…

Tu fais venir du papier à toi et ta plume. Tu ne sais pas s'il est toujours là ou non. Mais tu commences à rédiger ta lettre de démission. Mauvaise habitude, tu te dictes à voix haute -enfin, basse... peut-être, tu ne sais pas, tu ne sais plus- les mots que tu rédiges.

Professeur Toggenbourg. Incapacité d'exercer ce post. Démission.

Les mots principaux. Signé Idris al-Mansûr. Cacheté de ta chevalière. Coup de tête ? Peut-être. Ou bien avais-tu déjà eu l'impression de ne pas être à la hauteur ? Trop émotif ? Trop sensible ? Trop humain, peut-être...? Ou trop brisé ? Pas assez reconstruit ? Tu ne saurais le dire...

Mais ainsi, tu signes la fin de cette partie de ta vie...
732 words
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MessageSujet: Re: [FINI] The boy who breaks wings { P.V Idris al-Mansûr   Lun 6 Fév - 13:40

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the boy who breaks hopes and wings


Il n'y répond pas à ta suggestion. Il l'ignore et toi, tu restes planté là à le regarder perdre petit à petit ses moyens sans même réagir ne serait-ce qu'un peu. Ton regard reste planté sur un point fixe, n'importe lequel du moment qu'il ne s'agissait pas de ses yeux. Finalement il te tend un verre de chocolat chaud que tu prends délicatement en main en lâchant un léger « Merci. » qui n'était là que pour la politesse. Il était froid tout autant que pouvaient l'être tes mains malgré le contact avec ce chocolat chaud que tu tiens fermement entre tes deux mains.  

Il finit par te tourner le dos par se détourner de toi. Tu perçois sa respiration saccadée et douloureuse qui lui était impossible à camoufler au milieu de tout ce silence pesant. Et tu fixes toujours le liquide chocolaté sans rien faire de plus, pas même une gorgée, rien. Tu sers le contenant comme si tu espérais que celui-ci te fasses quelque chose sans que tu n'aies à faire plus que de simplement le toucher. Tu sais tes mains froides, tu sens ton corps entier s'être figé dans la glace plus que jamais. Puis tu l'entends avec sa voix tremblante et hésitante te dire que tu pouvais partir. Cela faisait quelques minutes seulement que tu avais pénétré dans cette salle, tu étais loin de la fin de ta retenue et pourtant, tu avais aussi l'impression que cela faisait des heures que tes pieds avaient foulés les pavés. Il se sent désolé et alors que tu te lèves doucement de la chaise en reposant le verre sur le bureau, tu te contentes d'y répondre par une simple phrase prononcée sans aucune tonalité. Toujours pareil, même dans ces moments de détresse absolue, tu n'es pas capable de comprendre que justement, tout le problème vient du fait que tu sois inapte à adapter ta façon de faire.

« Vous n'avez pas à l'être, professeur. » Tu donnes l'impression de vouloir poursuivre mais tu n'en fais rien. Tu te contentes juste de tourner les talons avec la volonté de te diriger vers la sortie. Et pourtant, il y a ces derniers mots qu'il te prononce qui t'arrêtent dans ta course aussi brutalement que lorsqu'il est entré dans le vif du sujet. Ses mots sont un énième pincement au coeur, un énième déchirement qui semble pourtant vouloir réparer les dégâts. Mais toi, tu t'es déjà refermé entièrement. Alors, tu te retournes simplement vers le professeur, laissant quelques instants de silence durant lesquels tes lèvres se faisaient assaillir de violents coups de dents. Tu ne mérites pas ça. Et voila que tes mains se mettent a trembler. Alors tu les serres aussi fort que possible pour t'empêcher de trembler, t'empêcher de craquer. Car tu ne savais pas. Tu ne contrôlais rien.« Merci, professeur. » Le ton peut-être un peu moins glacial, ta voix qui commençait à trembler. Tu ne savais pas quoi dire, les mots ne venaient pas dans ton esprit. Alors que tu cherchais l'endroit idéal où fuir une énième fois.

« Bonne journée. » Et sans plus d'histoire, de mots, tu t'enfuies de la pièce. Ton pas est vif, bien plus qu'il ne l'est habituellement, tu percutes les autres sans y faire attention. Tu t'étais éclipsé vers le lac, encore une fois. Tu voulais t'y calmer car tu savais que seulement peu d'élèves n'osaient s'aventurer là-bas. Alors tu savais que tu y serais définitivement au calme car tu avais rejeté quiconque s'en était approché avec toi dans le but de sympathiser, de tisser des liens, de te comprendre. Tu n'avais pas même prit le soin de passer par ta salle commune pour y récupérer des habits chauds. Alors à peine arrivé dehors,tu sentais déjà le froid faire hurler ta peau séchée par le froid, par le vent, par tout ce que tu peux lui faire endurer. Mais la température actuelle était belle et bien le cadet de tes soucis.  


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[FINI] The boy who breaks wings { P.V Idris al-Mansûr
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