PROFIL- MP PROFIL- MP PROFIL- MP •• Il semblerait qu'une chèvre ou bien un bouc, personne ne sait vraiment de quoi il s'agit, se balade dans les couloirs du château. Parfois même, des élèves affirment entendre le rire mesquin de cette maudite bestiole sans jamais pouvoir mettre la main dessus. Le directeur affirme pourtant qu'aucune chèvre ou bouc ne se balade dans les couloirs. Affaire à suivre.

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 Cassandre A. Haloran | Finiche

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Animal de Compagnie : Chat noir, Black Jack.
Messages : 21
Bibliothécaire
MessageSujet: Cassandre A. Haloran | Finiche   Dim 5 Fév - 17:11


Lignée •
Sang mêlé
Famille •
Ses deux parents
particularité •
écrire ici
Animal de compagnie •
Chat noir du nom de Black Jack (14 ans)
Année d'étude / Profession •
Bibliothécaire
Lieu de naissance •
Un village en écosse
Maison   •
Ancien Serdaigle
Date de naissance & âge  •
25 ans
Baguette •
Bois de châtaigner et crin de licorne, 31 cm, assez souple.
Patronus •
Terre-neuve
Epouvantard •
Un homme qui s'avance pour le frapper.
Amortensia •
Feuilles de menthe, vanille et gâteau sortant du four.
Cassandre Ambroise Haloran

Physique ϟ 1m70. 59 kg. Une peau pâle qui ne rencontre que rarement les rayons du soleil parce qu'il a du mal à en supporter la chaleur. Marquées de quelques cicatrices au niveau des mains et des bras. Anciennes mais encore visibles. Des stigmates qui mettront encore quelques années à s'échapper, causées par des morsures qu'il s'infligeait - s'inflige encore parfois - lors de grosses crises. Il y a quelques grains de beauté qui traînent par ci par là. Pas de marques notoires en dehors.

Ses cheveux sont blonds, assez courts et la nuque dégagée. Ils encadrent un visage légèrement carré sur lequel se sont incrustées deux orbes bleues. Comme lui, c'est un bleu franc, presque trop lumineux, dans lequel brille son sérieux. Ses épaules sont larges, il est bien bâtit comme on pourrait le dire. Ce qu'il aime chez lui ? Ses mains. Ses paumes puissantes, ses longs doigts qui peinent à faire ses lacets mais qui manient parfaitement le crayon à dessin. Ce qu'il n'aime pas : Sa voix. Elle est grave, elle pourrait être superbe si elle n'était pas monotone. Il fait des efforts pour son intonation, mais ce n'est pas une réussite malheureusement.

Sa démarche peut paraître raide et bancale, ce qui est principalement lié à sa maladie. Il a une tendance à la maladresse dans certaines actions du quotidien, et il arrive que ses mains lâchent les objets qu'il tient. Ses gestes peuvent également être un peu brusques, légèrement désordonnés. On ne peut pas dire qu'il s'habille bien, ni mal d'ailleurs. Il fait de son mieux en fait, pour être sobre sans être négligé.

Caractère ϟ

Emotif • Franc • Susceptible

Cassandre est beaucoup de choses mais il n'est certainement pas idiot, débile ou dément. Il n'est pas non plus insensible malgré son visage souvent fermé, non. Il ressent un million de choses. Il suffit de l'observer un peu et vous verrez l'intensité de ses sentiments, surtout à travers ses réactions face à certaines situations. Des réactions pleines d'émotions, que ce soit de la peur, de la colère, de la douleur ou de l'incompréhension. Et lorsqu'il parle de ce qui l'intéresse ? Vous ne voyez pas la passion qui brille sur son visage ? Alors non sa voix ne montre pas les choses. Elle est quelque peu monotone malgré ses efforts constants pour améliorer la situation. Il ne va pas non plus se mettre à sourire pour montrer sa joie, ni écarquiller les yeux sous la peur. Il reste impassible, parce qu'il ne sait identifier ni ses propres sentiments, ni ceux des gens qu'il côtoie. Il peut dire s'il va mal ou bien lorsqu'on lui pose la question. Cependant, il ne sait poser des mots exacts dessus.

On dit également de lui qu'il ne communique pas. Encore un point qui n'est pas vrai. Il répond toujours à ce qu'on lui demande, tant qu'il n'est pas en surcharge d'informations. Si jamais on lui pose trop de questions d'un coup, il sera incapable de tout assimiler. Parfois, lorsqu'il est fatigué, il répond dans sa tête. Il ne s'en rend pas compte, il a l'impression de s'être exprimé clairement et à voix haute. Dans ces moments là le mieux est de lui reposer la question, pas de passer à autre chose. Après tout, comment peut-il se rendre compte qu'il ne fait pas bien si on ne l'aide pas ? Il y a aussi ces moments où il n'entend pas. Concentré sur autre chose. Parce que contrairement aux autres, Cassandre a beaucoup de mal à être partout à la fois. Lorsqu'il fait quelque chose, il le fait vraiment. Avec tous ses sens. Pensez aussi que la surcharge sensorielle - trop de lumière ou de bruit, trop de conversations non loin - ne l'aident pas à se centrer sur vous. Son environnement joue énormément sur sa capacité à répondre aux questions que l'on lui pose. Il ne faut pas non plus chercher son regard lorsque vous parlez ensemble car il ne montre en aucun cas son attention. Au contraire, ne pas regarder les visages lui permet de mieux se concentrer sur la réponse à donner.

Cassandre c'est aussi celui dont on rit. Parce qu'il ne comprend pas toujours ce que vous lui dites, parce qu'il prend les choses au pied de la lettre, il a tendance à être "amusant". Seulement il ne comprendra pas pourquoi vous riez si jamais il dit une bêtise. Ça ne fera que l'embrouiller un peu plus. Il ne saisit pas les non-dits. Ni les formes d'humour. Ainsi une conversation peut rapidement dériver vers une dispute parce qu'il prend tout au sens littéral. Également, il est naïf, il ne comprendra pas si vous vous moquez de lui. Parce qu'il est lui même très honnête, il a tendance à penser que le monde l'est aussi. Une erreur bien sûr. Ainsi on peut facilement se jouer de lui, il offre aux autres une présomption d'innocence dont tous peuvent profiter. Cependant, si lui est franc, parfois blessant du fait de sa sincérité, il ne supporte que difficilement les remarques des autres, se vexe et se fâche, et a tendance à se mettre en colère.

Il est rigide dans sa manière d'être. Vieux avant l'heure. Sa routine il y tient, alors mieux vaut éviter les surprises, parce qu'elles le stressent plus qu'autre chose. Il est très perturbant pour lui de voir les autres faire, manger des choses différentes chaque jour. Lui a du établir des plans. Un pour ses journées, un autre  de repas pour ne pas que ce soit source de stress, et tente malgré tout de varier les menus chaque jour. Ou au moins du midi au soir. Il ne mélange pas non plus ses aliments pour ne pas en altérer le goût.

Tout peut être anxiogène pour lui. C'est pourquoi sa vie est structurée. Rangée. Il fait de son mieux pour que les aléas ne perturbent pas ce qu'il a prévu, afin de limiter les crises. Elles peuvent venir à n'importe quel moment. Suite à un bruit soudain, un bruit douloureux. Un trop plein de lumière. Ou des conversations multiples autour de lui. La surcharge sensorielle le fait paniquer. Malgré tout, c'est quelqu'un qui voudrait avoir des contacts avec les autres, mais qui ne sait pas comment aller vers eux. Il ne faut pas lui en vouloir pour ses phrases toutes faites, ni pour ses dérobades lorsqu'on tente de le toucher. Il fait des efforts, certains sont plus difficiles que d'autres et il arrive parfois qu'il finisse roulé en boule sur une chaise, à se balancer d'avant en arrière pour se réguler si le stress devient trop important. Mais si vous persévérez, il le fera aussi. Après tout c'est un jeune homme qui souhaite s'en sortir. Progresser. Trouver des amis.

Histoire ϟ

Naître avec des différences.

Elle décale chaque jour la petite horloge du buffet vers la droite pour attraper le sel qui se trouve derrière et ne la remet jamais en place. Un geste dont elle ne se rend pas compte, mais que son fils n'a jamais pu supporter. A chaque fois qu'elle le fait, il passe derrière elle pour pousser l'objet là où il aurait dû être. Et si au début elle en riait, croyant à un jeu, elle a rapidement remarqué que cela l'irrite vraiment. Il n'aime pas que les objets ne soient pas à leur place. Tout comme il exècre beaucoup d'autres choses. Parce que Cassandre n'est pas un enfant comme les autres. Il ne l'a jamais été et ne le sera jamais totalement. Elle l'avait remarqué dès sa naissance. Il avait cette façon particulière de les regarder, elle et son compagnon. Comme s'il était déjà âgé, ses yeux bleus empreints d'un sérieux que l'on ne connaît pas aux tout jeunes enfants. Cassandre c'est l'un de ces petits garçons qui hurle lorsqu'on veut lui brosser les cheveux, qui panique au moindre changement dans sa vie. Et qui, contrairement aux autres, a toujours eu cette tendance à ne rien laisser traîner. On ne retrouve jamais un cube par terre, le cheval de bois que son papa lui a fabriqué est toujours, toujours remis à sa place initiale. Cassandre n'aime pas le désordre. Ni le bruit. Ni le contact de la laine, ou celui des mains autres que celles de ses parents sur sa peau laiteuse. Mais mêmes ces dernières, il ne fait jamais que les tolérer.

Parce que Cassandre n'est pas normal.

Et même si sa maman a parfois voulu qu'il le soit, elle l'aime. Elle l'aime comme il est, son petit ange. Alors peu à peu elle a cessé de se bercer dans les illusions qui lui soufflaient que peut-être, il finirait par redevenir comme les autres. C'est d'ailleurs l'une des seules qui l'a toujours soutenu, avec son papa. Mais son papa, bien qu'il l'aime sincèrement, n'est pas souvent à la maison. Il travaille beaucoup, rentre toujours un peu trop tard. Il arrive juste à l'heure du repas, puis s'occupe de lui pour laisser sa compagne se reposer. Elle aussi il l'aime sincèrement. Mais il n'a pas le temps, trop de travail. Le soir, ils montent les marches ensemble, le petit homme et le géant, et il s’assoit près de son lit afin de lui lire une histoire ou lui chanter une chanson, admirant ses paupières s'alourdir progressivement, bien que ça soit généralement long. Ça a toujours été comme ça, le gamin ne dort pas beaucoup. Alors ils restent là tous les deux, à attendre dans le noir que les rêves l'emportent, qu'il trouve enfin un repos bien mérité. Et lorsqu'enfin il sort de la chambre sur la pointe des orteils, le petit bonhomme ne fait jamais que somnoler, perdu entre les rêves et la réalité. On aurait pu croire qu'il ne dormait que d'un œil, et c'était peut-être le cas, car le moindre bruit pouvait suffire à le réveiller.

Les médecins qu'ils avaient consulté n'avaient rien pu y faire, c'est à peine s'ils avaient pu l'approcher. Cassandre hurlait. Hurlait jusqu'à ce que sa voix s'en brise, la gorge brûlante sous les sanglots. Il se balançait, devenait même agressif. Cassandre ne supporte pas qu'on le touche et la simple présence d'inconnus suffit à le stresser. C'est une situation difficile pour ses parents, mais ils ont refusé d'interner leur enfant. Au lieu de le laisser se détruire sur la cruauté du monde, ils ont cherché à lui offrir les cartes qui lui permettraient de prendre un jour sa vie en main.

Alors elle continue à décaler chaque jour la petite horloge du buffet vers la droite pour attraper le sel qui se trouve derrière sans jamais la remettre en place. Parce que c'est leur routine, un geste du quotidien qui rassure l'enfant autant qu'il l'agace.

Grandir. S'accrocher.

Cabossé. Rafistolé. Brisé. Réparé. Il est composé de fragments, comme du verre que l'on a éclaté. Son entrée à l'école se passe mal. On a prévenu le maître qu'il était différent mais les enfants font de cette différence une raison pour l'humilier. Le premier soir, Cassandre s'effondre de fatigue dans les bras de son père alors qu'ils n'ont pas fait la moitié du chemin pour rentrer à la maison. Le second, ses joues sont brouillées de larmes et ses cheveux blonds tout mêlés de terre. Des bleus le souillent. Les marques s'accumulent. Il s'essouffle sur les efforts du quotidien, sur des gestes banals. 6 ans, c'est l'âge où l'on commence à comprendre nos différences. Il ne l'avait pas compris, Cassandre, qu'il est différent. Il ne le voyait même pas. Mais sous le regard des autres, il a fini par le remarquer. Et ça fait mal. Ça tord, disloque, de se rendre compte que l'on n'est pas comme les autres.

Au début il avait rejeté les autres et leur normalité. Mais il a du s'adapter. Les observer, ces humains qu'il ne parvenait pas à comprendre. Juste pour les imiter. Il a cessé d'être lui même. Il n'avait que 7 ans pourtant, mais déjà la vie était cruelle avec lui. Il a appris à ne plus hurler lorsqu'on s'approchait trop près, ou lorsque les autres enfants chahutaient non loin. Il s'est plongé loin dans sa tête, a oublié les autres et a tenté de ne pas prendre garde aux douleurs que provoquent encore aujourd'hui énormément de bruits. Lui qui pouvait parler si longtemps de peinture et de dessin, des étoiles ou même des montagnes, il a tout simplement cessé, vivant uniquement pour lui. Il se plonge dans les livres. Assimile chaque information avec une précision étonnante. Mais ne les partage plus.

Lorsqu'on l'accuse de tricher en classe il ne cherche pas à se défendre. Les moqueries, bien qu'insupportables, il les ignore. Tout comme les punitions ou les cris de son professeur. Il a juste décidé de se déconnecter de la réalité. Et s'il y avait une navette en partance pour la lune, ce serait sûrement le premier à la prendre. Juste pour ne plus souffrir constamment de ce monde dont il ne comprend rien.

Diego.

Plus tard, Cassandre en parlera comme la personne qui l'a libéré. Et peut-être qu'il a raison. Car il arrive dans sa vie comme seules le font les certitudes. Sans heurt. Et l'amour leur tombe dessus immédiatement. Alors que leurs regards viennent seulement de se rencontrer. Il les terrasse, vague immense qui déferle sur leurs deux corps. Sur celui d'un gamin, celui d'un chiot de quelques semaines ramené d'une ferme des alentours. La bouche s'arrondit de surprise, puis un genoux ploie pour se poser au sol. Il ne hurle pas. Même si ce n'était pas prévu dans son programme strictement structuré.

Diego n'était qu'un coup de tête d'un homme qui en avait assez de voir son fils s'enfoncer un peu plus dans son monde de solitude. Il est devenu son meilleur ami. Le matin il l'accompagne à l'école et le retrouve le midi pour un repas qu'ils mangent tête bêche sur le banc du jardin, à l'ombre d'un chêne. Les journées abandonnent les bas pour s'orner uniquement de hauts. Les crises se font moins nombreuses. Et Cassandre apprend. Il apprend à être un peu plus comme les autres tout en restant lui-même. Ses crises sont moins violentes, il parvient grâce à Diego à se contrôler. Il réagit moins vivement lorsqu'on tente de le toucher. Parle pendant de longues minutes de ce qu'il aime et oublie que le monde se fiche bien de savoir à quel point il apprécie la lune et les étoiles. Cependant, même si le mot étrange lui reste collé à la peau, les voisins cessent de le voir comme le diable. Ils ont parfois un sourire ou un regard attendri pour ce gosse qui passe des heures à brosser les longs poils de son chien et s'il ne les voit pas, parce qu'il ne regarde pas les gens dans les yeux, ses parents eux remarquent toutes ces nouveautés. Tous ces changements qu'ils posent jour après jour dans un journal afin qu'il puisse se rendre compte de sa progression lorsqu'il sera en âge de le faire.

Recevoir sa lettre pour Poudlard est pour lui un enfer plus qu'une joie. Il fait sa première grande crise depuis plus de 3 ans, et même les coups de museau donnés à ses mains ensanglantées d'avoir été mordues ne suffisent pas à l'en sortir. Diego pleure, Cassandre hurle. De toutes ses forces il écrase ses oreilles, tentant par là même de s'auto-réguler. Malgré tout, la crise durera 2 heures. Deux heures à le regarder souffrir sans pouvoir rien faire, à s'écorcher sur ses cris comme lui s'échoue sur l'injustice du monde. Car elle est injuste pour lui, cette lettre où sont inscrits trois petits mots. Chat, hibou, crapaud. Il ne veut pas se séparer de son chien. Le laisser pour ne le retrouver qu'aux vacances. Il ne veut pas affronter de nouvelles personnes, de nouveaux lieux. S'il le pouvait il maudirait son père d'être sorcier, mais il en a à peine conscience. Tout ce qu'il voit, ce sont ces perturbations dans sa vie rangée. Et ça le rend fou.

Continuer. Un pas après l'autre.

Le 1er Septembre 1836, il embarque à bord du Poudlard Express après avoir serré très fort son meilleur ami et embrassé ses parents, accompagné de Black Jack, son chat. Le Choixpeau l'envoie à Serdaigle et le repas est pour lui une source immense de stress au vu des nombreux élèves et du bruit infernal qui règne dans la pièce. Pourtant il serre les dents et mange, avant de rejoindre le dortoir et de s'écrouler dans son lit où il laissera libre court à ses tremblements. Contre toute attente, Black Jack passe la nuit serré contre sa poitrine. Il découvre pour la première fois le monde de la magie. Bien sûr il y avait été doucement confronté grâce à son père. Il avait aimé regarder les oiseaux voler au dessus de son lit, ou les sortilèges de réparation qu'il produisait efficacement. Mais il n'avait jamais vu les tableaux qui bougent. Lorsqu'il les voit pour la première fois, il reste bloqué dix minutes devant l'un d'eux et laisse le temps à l'escalier de bouger. Ainsi il arrive en retard à son cours et se fait remonter les bretelles, mais le sens de l'orientation, il ne l'a guère.

Il ne se révèle pas très bon élève, mais il a du cœur et fait de son mieux. Grâce à un travail acharné, il obtient néanmoins ses examens avec la mention Acceptable un peu partout, sauf en Histoire de la magie et en Astronomie où il obtient un Optimal du fait de sa mémoire. Avec les années, il apprend à se fondre dans la masse. Le nombre important d'élèves le crispe encore, ainsi que le bruit ambiant, mais il a pour avantage de ne pas être remarqué au milieu des autres visages. Bien sûr il y a toujours des tentatives. Quelqu'un qui vient lui parler. Ça lui est arrivé presque fréquemment durant sa dernière année, parce qu'il s'est fait une amie. Même s'il ne comprenait pas pourquoi elle s'intéressait à lui. Elle était populaire, belle avec ses longs cheveux bruns et ses yeux verts, alors que lui n'était qu'un fantôme entre les murs du château. Pourtant elle venait constamment vers lui, lui parlant, lui offrant des esquisses qu'elle avait faites et qu'il aimait à reproduire. Il adorait ça, dessiner. Elle l'avait bien compris. Et il aurait pu y passer des heures, parce que c'est ce qui le calmait en dehors de Diego ou de Black Jack. Mais elle avait aussi remarqué que sans modèle, Cassandre ne dessinait rien. Il pouvait rester un moment interminable à fixer sa feuille, les yeux dans le vague et crayon coincé entre les lèvres, sans jamais réussir à tracer un trait. Il lui fallait quelque chose, un modèle, qu'il soit sur papier ou réel. La créativité n'était pas son fort, toujours maintenant.

Faire sa vie. Grandir encore un peu.

A la fin de sa scolarité, il quitte son amie d'un geste de la main sans s'imaginer qu'il ne la reverra pas. Il n'a sûrement pas compris le fait qu'elle parte dans d'autres pays étudier les créatures magiques. Il est toujours un peu dans son monde après tout Cassandre, et il y a certaines informations qu'il faut lui répéter pour qu'il les assimile. Elle le regarde s'éloigner, sourire triste aux lèvres, de sa démarche raide et bancale, ouvrir les bras pour accueillir le chien de dix ans désormais qui se précipite sur lui. Ils s'aiment toujours. Malgré les séparations et le temps passé loin de l'autre. Il n'y a que Diego qui a le droit à ses câlins. A ses sourires et à ses regards. Parce que Diego est facile à comprendre.

Il s'est ouvert au monde pourtant. Il n'a jamais compris, mais il a appris.

Et c'est l'essentiel. Il sait désormais s'auto-réguler. Gère les crises avant qu'elles ne commencent. Il tente d'adapter son attitude en fonction des personnes qu'il a en face de lui. Parviens parfois à regarder les gens dans les yeux, jamais trop longtemps parce que c'est épuisant. Bien sûr le sortir de sa routine l'angoisse, encore aujourd'hui, tout comme le bruit l'incommode.  Mais il sait dire stop quand ça devient trop insupportable.  Il demande à s'isoler et les autres le laissent tranquille. Eux aussi ils ont appris sans jamais le comprendre réellement. Même sa famille. Ils savent comment il est, mais ils ignorent pourquoi. Et ce pourquoi ne sera découvert que de nombreuses années plus tard, bien après la mort de Cassandre. Mais il n'y peut rien lui si la science n'évolue pas comme il faudrait. Alors il vit avec ce syndrome d'Asperger jour après jour, progresse à son rythme. Un pas après l'autre. Chaque jour ponctués de petits riens qui peuvent tout changer.

Il poursuit ses études et devient assistant bibliothécaire. Diego s'envole pour un autre monde l'année de ses 21 ans. A l'âge plus que respectable de 13 ans. Il faudra du temps à Cassandre pour s'en remettre. A 25 ans, il retourne à Poudlard pour prendre le poste tout juste libéré, accompagné de Black Jack. Comme un nouveau départ.
 

Vous, derrière votre ordinateur ϟ
Second compte d'Octans    



Dernière édition par Cassandre A. Haloran le Mer 8 Fév - 18:58, édité 23 fois
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MessageSujet: Re: Cassandre A. Haloran | Finiche   Lun 6 Fév - 15:32

Huhu, hâte de voir plus sur ton petit DC mon petit Oct =w=
Je me retiens de lire pour l'instant, je veux lire une fois tout fini *paf*

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Animal de Compagnie : Chat noir, Black Jack.
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Bibliothécaire
MessageSujet: Re: Cassandre A. Haloran | Finiche   Mer 8 Fév - 18:58

Hey ♥

C'est tout fini '^' N'hésite pas a venir en parler par mp si quelque chose gêne !
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Gryffondor • Septième année
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Messages : 29
Gryffondor • Septième année
MessageSujet: Re: Cassandre A. Haloran | Finiche   Mer 8 Fév - 21:34

Bienvenue

Cassandre A. Haloran




Alors ! (Oui j'ai la flemme de switch de compte vui vui)
Comment dire, je te l'ai déjà dis, mais Cassandre va être un personnage dur à jouer, je me répète, certes, mais c'est vraiment le cas. Tu as vraiment bien détaillé toute l'évolution qu'il a et je suis bien contente que tu aies précisé que ça puisse encore lui arriver (ses crises) et c'est ça qui va le rendre tellement compliqué à jouer. Je respecte le choix cela dit, c'est hyper audacieux et ça fait une nouvelle expérience, je suppose. XD Mais je n'irai pas m'aventurer là dessus personnellement *paf*.

Et puis j'ai vu un petit truc aussi qui m'a fait sourire parce que...le contexte hein B)
Citation :
Et s'il y avait une navette en partance pour la lune, ce serait sûrement le premier à la prendre

Enfin en soit c'est pas dramatique mais wala, ça m'a troublée*paf* Bref, ton personnage promet d'avoir quand même une évolution compliquée IRP mais intéressante à voir =w= Alors voila voila, tu es libreeuh !

Tu peux recenser ton avatar, faire une demande de liens dans ce sujet et si le coeur t'en dis, être l'enseignant en charge de l'un des clubs de l'école !

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MessageSujet: Re: Cassandre A. Haloran | Finiche   

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Cassandre A. Haloran | Finiche
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