PROFIL- MP PROFIL- MP PROFIL- MP •• Il semblerait qu'une chèvre ou bien un bouc, personne ne sait vraiment de quoi il s'agit, se balade dans les couloirs du château. Parfois même, des élèves affirment entendre le rire mesquin de cette maudite bestiole sans jamais pouvoir mettre la main dessus. Le directeur affirme pourtant qu'aucune chèvre ou bouc ne se balade dans les couloirs. Affaire à suivre.

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 learn your lessons • Daire MACLAN

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Animal de Compagnie : Un épervier.
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Professeur de Potions
MessageSujet: learn your lessons • Daire MACLAN   Ven 27 Jan - 22:45


Lignée •
Sang-Pur.
Famille •
Un mari qui la trompe et dont elle n'utilise pas le nom de famille dans l'enceinte de l'école, un enfant mort lorsqu'il n'avait que six mois et un frère devenu lycanthrope lors d'une attaque.
particularité •
Legilimens.
Animal de compagnie •
Fafnír, un épervier dressé à la chasse.
Profession •
Professeure de Potion.
Lieu de naissance •
Dalkeith, Ecosse.
Maison   •
Gryffondor.
Date de naissance & âge  •
Vingt-et-un Mars 1812, 38 ans.
Baguette •
Bois de Prunellier & cheveu de Farfadet, 26,075 centimètres, souple et d’épaisseur idéale.
Patronus •
Epervier d'Europe.
Epouvantard •
Un berceau en merisier sculpté se balançant doucement, on ne voit pas ce qui se trouve à l'intérieur.
Amortensia •
Une légère odeur de bruyère, de pluie de printemps et de cendres.
Daire Fenella MACLAN OF ARDNAMURCHAN

Physique ϟ Daire la Balafrée. Admettez que c’est frappant, tout de même, ces ravines de chair sur son joli visage, non ? On ne verrait que ça si elle n’était pas rousse et constellée de tâches de rousseurs. De taille moyenne, bien bâtie de telle façon que vous savez que si elle vous retourne un gnon vous en aurez pour vos chicots, Daire semble de prime abord être une jolie femme de peu d’artifices. La silhouette simple et féminine sans exagération, des formes raisonnables et peu envie d’en faire étalage. Ses longs cheveux roux, comme du feu liquide, retenus en une longue natte qui court dans son dos jusqu’à ses reins, le tartan de son écharpe accentuant cette couleur, une large écharpe qu’elle porte sur l’épaule droite, qui se ferme sur sa hanche par une boucle d’argent. La légende raconte qu’elle porte du tartan en toutes circonstances, même quand elle dort.
Deux prunelles couleur ambres, comme de l’or liquide sous le feu des torches, qui sembles tout aussi expressifs que son visage à la mâchoire carrée et constellé de taches de rousseur. Elle a la peau légèrement ambrée, elle aime le soleil, écossaise ou non elle a toujours aimé le soleil, cela met en valeur le peu de bijoux qu’elle porte, comme son alliance qu’elle brûle de retirer ou les opales qui pendent à ses oreilles. Sur sa joue droite d’apparentes traces de griffures, parallèles, régulières, profondes cicatrices et sur la joue gauche plus fine, esquisses illisibles qui brillent à la lumière.
Elle porte des tenues sombres en général, en hiver une fourrure autour des épaules, des cols larges et ouverts sans être plongeants, des manches fines et moulantes qui ne sont pas à la mode du tout mais lui sont plus confortables – elle exècre le corset mais hélas il est mal vu que les femmes ne le portent pas alors elle bricole les siens pour pouvoir respirer et bouger dans s’enfoncer une baleine dans la chair. Ses bottines de cuir possèdent un talon raisonnable qui la grandissent un peu, de sorte que chaussée elle atteigne un mètre soixante-quinze, déchaussée vous ôtez six bons centimètres. Elle à la démarche droite, assurée, la tête haute, l’air de dire qu’elle ne se laissera pas marcher sur les pieds quelles que soient les circonstances. Son visage peut exprimer la plus grande sympathie comme l’exaspération la plus totale, tout ne dépend que de vous, en règle générale elle porte une regard bienveillant mais sévère sur ceux qui la croisent.

Caractère ϟ Daire, l’ironie sur pattes. Il est compliqué de mettre un point stable sur elle, elle n’aime pas qu’on la déchiffre comme elle souhaite déchiffrer les autres. Rien qu’à son prénom déjà il faudrait rire noir, mais on ne le fait pas. Juste et compétente, Daire ne supporte en aucune façon l’excès, en ce sens ni l’arrogance ni l’apitoiement ne lui plaisent, craignez là, car si elle peut parfois ne pas sembler savoir répondre à une attaque, elle n’hésite pas à jouer des points avec délices histoire de vous faire payer un peu. Elle n'a pas de réelle préférence de maison, mais favorisera la sienne si elle le peut, sans pour autant se fourvoyer en privant les autres de leurs dûs.
L’échec est à ses yeux un barreau essentiel de l’échelle menant à la réussite, elle ne réprime pas les échecs, elle encourage à essayer sans relâche, à insister et persévérer comme elle l’a fait elle-même. Si la réussite mérite félicitation, elle estime que s’appuyer sur ses lauriers nuit au potentiel, si vous êtes doués elle en demandera toujours plus.
Ses cours sont rythmés, vifs et demandent de l’endurance.
D’un point de vue plus personnel, Daire est une femme qui est dotée d’une fierté qui l’empêche de nouer des relations stables, elle n’aime pas se montrer faible ou avouer ses doutes, elle garde ça pour elle et son whisky. Malgré toute la fermeté dont elle peut faire preuve, elle sait se montrer agréable et peu défendre bec et ongles celui qui mérite son appui. Avide d’égalité entre hommes et femmes elle se joue des convenances et pense qu’à force de s’appuyer sur les règles elles finissent toujours par casser, c’est comme ça. Elle est aussi dotée d’une loyauté à ses principes qui défie la gravité et d’un courage qui mérite qu’on s’y attarde un peu – ces cicatrices témoignent pour elle.
Contrairement à une grande partie de sa famille, elle n’a cure des moldus, elle admet largement leur existence et confère à leur espèce des droits et mœurs plutôt intéressants et amusants dans le fond, la lignée d’un sorcier n’est jamais qu’un jeu adroit des généalogies et ne devrait en aucun cas influer sur le talent supposé des élèves. Ce sont des êtres humains, pour l’amour du ciel. C’est aussi à ce titre qu’elle comprend que certains élèves soient perdus dans ses cours et qu’elle préfère mettre chacun sur un pied d’égalité en expliquant tout, quitte à devoir se répéter.
Dotée d’un sens de l’humour parfois controversé, elle aime rire autant qu’elle aime tirer la tronche pour effrayer ses élèves lorsqu’elle passe devant leurs chaudrons. Un peu farçeuse sur les bords en somme, contrairement à ce que bien des gens pensent elle sait se montrer drôle et relax si le contexte s’y prête – en général cela surprend agréablement. Sa fibre maternelle, présente pour les plus jeunes, s’estompe avec l’âge des élèves, on raconte que les premières années sont parfois trop pouponnées par Daire mais les dernières années, laissez-moi vous dire que vous allez en baver, trois fois plus que de courant. Marquée par certains évènements de sa vie, elle tire de cette souffrance plus de force que de bleus à l’âme, mais peu néanmoins se montrer mélancolique et triste parfois. Quiconque rencontre Daire est surtout surpris par son manque de respect des convenances mais son sens de la politesse et du respect d’autrui et de ses libertés.

Histoire ϟ
Il y avait un berceau dans la chambre.

Un joli berceau en merisier, tout sculpté et gravé de motifs celtes, un berceau qui balançait doucement de gauche à droite, dans un silence consternant. Le soleil perçait par les hautes fenêtres étroites qui trouaient les murs de pierre couvert de lambris de bois et de tentures émeraude et or. Sur une chaise à haut dossier, sorte de fauteuil à oreilles, tendu de velours brun, une femme était assise, ses longs cheveux roux cascadant sur sa silhouette vêtue de brocard noir. Assise sur le bord du siège, de travers et les jambes affaissées vers le sol, Daire fixait dans ses mains une paire de petits chaussons de satin crème dont les petits rubans s’emmêlaient dans ses longs doigts fins, les yeux couleur ambre vides et désespérément secs. Tout se passait si bien, tout était si parfait, et voilà que tout prenait l’eau, comme un navire moulu dont la figure de proue piquait vers les océans noirs.
Daire leva sa baguette d’un geste sec et le berceau s’embrasa avant de tomber violemment en cendres. Elle n’avait même pas eu besoin de formuler ses sorts, consternants comme le chagrin et l’incompréhension pouvaient parfois décupler vos forces. Elle se redressa et se dirigea vers la fenêtre, sur son rebord un coffret en cuivre. Elle décrocha de son cou une petite clé qu’elle inséra dans la petite serrure ouvragée, ouvrant le coffret et révélant son contenu aux rayons du soleil levant. Une mèche de cheveux roux, une photo ou un couple enjoué tenaient un bambin de quelques semaines qui pleurait à en éclater ses petits poumons puis repassait à un visage surpris et écarquillant des prunelles qui n’avaient pas eu le temps de prendre leur couleur finale. Elle admettait elle-même que les bébés n’étaient pas jolis, ils avaient l’air de petits singes sans poils, criards et vagissants sans relâche dans le but sûrement d’user leurs parents à la corde. Mais, aussi laid eut-été cet enfant, c’était le sien et elle ne supportait pas qu’on le lui ait arraché.
Elle déposa les chaussons au milieu du coffret et le referma, verrouillant de nouveau son contenu. Elle ne le supportait pas, criait intérieurement, hurlait à en briser ses cordes vocales, mais aucun son ne passait ses lèvres. Au grand désarroi de son mari, qui finissait pas craindre la silencieuse incompréhension de sa femme devenue statue de glace. C’était pourtant un mal courant, la mortalité infantile, sorciers ou non, les mères portaient cette peur dans leur être depuis l’annonce de la grossesse.
Daire se dirigea d’un pas ferme vers son bureau et s’y enferma de nouveau, non sans claquer la porte de façon sonore, faisant grincer des dents un étage plus bas son mari, qui commença les mois suivants à délaisser son incompréhensible femme qui refusait fermement de lui adresser la parole et de répondre à ses demandes. On ne tolère pas encore assez le divorce, surtout pas dans la famille de son époux, les Prince sont de fichus guindés que Daire ne supportera jamais, elle le sait et de demande même pourquoi elle aime cet imbécile de Douglas.

Assise à son bureau, la main posée sur sa plume, les yeux dans le vague, Daire se remémora sa vie. De son enfance plutôt aisée dans l’un des plus grands clans d’Ecosse, entourée de l’amour de ses parents et des farces de son frère. Le jour où elle avait brisé l’intégralité de l’argenterie dans un accès de colère, démontrant à ses parents pas peu fiers qu’elle était une sorcière. Les prises de bec avec Fergal son frère, lorsque le débat de la maison dans laquelle ils seraient distribués était venu sur le tapis. La joie quand elle fut envoyée à Gryffondor, la déception de voir son frère envoyé chez Poufsouffle. Les jumeaux séparés, les joies, les peines, les échecs et les réussites. Sa vie d’écolière à Poudlard la fit sourire au-dessus de son parchemin. De sa scolarité, ses anciens professeurs retiennent la prestance avec laquelle elle défendait son prochain et ses camarades de classe, son comportement parfois impétueux et ses notes honorables. Ils se souviennent aussi de son talent en potion et de ses farces notables qui manquèrent d’envoyer un professeur à Ste Mangouste et lui valurent d’interminables heures de colles et quelques punitions corporelles. Ses camarades se souviennent d’une excellente duelliste, toujours prompte à rire et à ignorer éperdument les règles sans pour autant les briser. Ils se souviennent des matchs de Quidditch ou Daire hurlait à en éclater son larynx, soutenant avec délectations son équipe et surtout l’un des batteurs, avec lequel elle sortait en cachette. Potionniste accomplie, en avance sur son temps, habile avec les poisons comme avec les antidotes, elle sorti de Poudlard avec d’excellentes notes et la bénédiction du Ministère pour entamer des recherches sur la Dragoncelle ou encore la Disparition Pathologique. On voulait la cantonner à un rôle d’infirmière mais on comprit qu’elle était trop douée, alors le Ministère lui alloua des bourses. Mais surtout, elle cherchait un sujet qui lui tiendrait à cœur, car travailler sur des maladies rares était agréable, mais en soi on arrivait bientôt à trouver des soins adaptés…
Puis la première ombre au tableau, l’incompréhension totale, son frère dans un lit d’hôpital, ses blessures, ses larmes et enfin le moment ou de rage elle avait usé de sa légilimancie pour lire et comprendre d’où venait cet idiot. Lorsqu’elle comprit elle se figea et devint pâle comme un linge, on chuchota dans les rangs serrés du clan Maclan of Ardnamurchan le mot maudit : loup-garou, le vilain lycanthrope, perdu, raté le gentil Fergal. Daire lui resta loyale et encore aujourd’hui défend son frère bec et ongles – une fois, son cher mari tenta de se servir de lui pour piquer au vif son épouse, mal lui en prit, il se retrouva les pieds collés au plafond et entouré de petites chauves-souris mal réveillées. A ce souvenir brillant et net dans sa mémoire, Daire tremblota en se versant un verre de whisky, secouée par un léger ricanement. Elle quitta brièvement sa chaise et s’appuya contre sa fenêtre, regardant son mari transplaner depuis la cour du manoir. Ou il allait, c’était un mystère, mais peu lui importait.

Malgré la maladie de son frère, le monde tournait encore et Daire devait se marier, c’était une obligation morale et familiale, elle avait cependant la chance de pouvoir choisir, façon de parler ses prétendants. Lorsqu’elle porta de l’intérêt à Douglas MacMahon Prince, le mariage fut prononcé plus vite qu’un sortilège impardonnable. Elle en rechignait pas, il était fortuné aussi, ainsi il ne lorgnerait pas sur sa fortune. Il était jeune, vif et avait une position confortable au Ministère. Et il était beau, il ne fallait pas cracher sur ce genre de détail, ça facilitait un mariage arrangé. Elle était déjà âgée de vingt-deux ans, c’était vieux pour un mariage à l’époque, mais on passa dessus sans trop rechigner, les deux tourtereaux avaient des positions agréables et semblaient prêt à accueillir un bambin.
Dû à son prénom, on compta sur Daire pour qu’elle ponde rapidement un héritier aux deux clans, histoire de calmer chacun des deux partis. La besogne se fit sans trop de manières, mais on dû s’y reprendre à plusieurs fois – Daire, ne voulant pas encore tomber enceinte lors de recherches assez dangereuses, se fit violence et absorba un grand nombre de décoction de sa préparation pour ne pas tomber enceinte. Elle poursuivait d’ardentes recherches auprès de son frère lycanthrope, au risque de sa propre vie à telle point qu’elle manqua elle-même d’être infectée. C’est de la que viennent les charmantes zébrures de son visage.
Quand enfin on annonça que Daire avait enfin un polichinelle dans le tiroir, on sauta de joie, on fit une grande fête, on n’était que joie et plans sur la comète. Daire eut un rire moqueur en y repensant, on fêtait l’héritier, on félicitait le père, mais elle ? On ne la prenait que pour une jument faite pour procréer, foutaises.
Mais les mois passants, elle s’attacha profondément à cette petite vie, elle lui parlait souvent lorsqu’elle était à son recherches, elle chantait des berceuses, elle préparait avec joie l’éducation parfaite de ce futur bambin. Elle appréhendait les nuits courtes, les cris et les rides qui creuseraient son visage soucieux lorsqu’elle devrait veiller sur cette petite vie qui serait sa responsabilité.
Puis le jour fatidique arriva.
En y repensant, Daire grimaça de douleur en se frottant le ventre. Elle avait mis plus d’une journée à mettre au monde le bambin. Puis enfin, on lui avait posé sur la poitrine cette petite vie énergique, rouge de connaître ainsi la vie, déformé par la faim et la fatigue d’avoir été ainsi tiré de son cocon chaleureux. Darren, le charmant enfant, avait posé les pieds dans ce monde et Daire ne connaissait plus que l’occupation de mère, au grand dam de ses recherches qu’elle désespérait de retrouver.
Accrochage, elle était mère, point, elle devrait abandonner ses recherches, les confier à un autre, c’était égoïste : elle refusa tout net. La vie suivait ainsi son court, jusqu’au jour fatidique ou Daire avait découvert dans son joli berceau son joli poupon, bleui des doigts froids de la mort. Elle avait pris l’enfant dans ses bras, avait fixé le bébé, hébétée avait dévalé les escaliers vers son mari, avait regardé dans un état second l’affolement général. Puis son cerveau avait oblitéré tout le reste.
Elle avait veillé le corps de son poupon, suivit le corbillard, vu le petit cercueil blanc se noyer sous les mottes de terre humide, passé une journée entière sur la lande, debout devant la croix celtique. Cachée au vu de tous, regardant les bruyères et les fougères ondoyer sous le vent. Le lendemain elle s’était enfermée dans son bureau, avait repris l’intégralité de ses notes, de ses recherches, trois années de travail qu’elle avait relu, rénové, corrigé, avec force de potions et sortilèges avant que vingt-quatre heures plus tard elle ne rende un rapport si parfait qu’il en décrocha la mâchoire de la commission de recherche des Elixirs et Poisons. Forcément, on lui jeta la pierre, son marie d’abord, qui à sa décharge ne comprenait pas la façon dont son épouse gérait le chagrin, il s’attendait à devoir calmer des sanglots échevelés, mais se heurtait à un mur de glace et de feu mélangé.
Elle avait malmené son mari, qui croyait qu’elle avait tué son propre enfant à force de se heurter au silence, avait insulté sa propre mère qui critiquait ses recherches inutiles. Elle avait rejeté tout le monde en bloc, ils ne comprenaient pas les pauvres. Il n’était pas question de potions ou de charmes, mais bien de la mort d’un bébé. Mais elle noua une amitié sincère avec une moldue, une petite jeune femme qui avait trois enfants et elle aussi avait connu la perte d’un enfant, cachant sa nature de sorcière, cette petite Moira fut la meilleure thérapie qui soit. Thérapie qui hélas eut ses limites, car comme en témoignaient le petit coffret de cuivre et son contenu elle n’était pas passé au-dessus.
Passait-on jamais au-dessus de ça ? Daire bougea la main pour tirer les rideaux et alluma d’un coup de baguette les bougies et bougeoirs de son bureau. Elle n’avait plus le temps de revenir sur son passé, quoi que parfois il était bon de se souvenir comment tout avait commencé.
Elle devait travailler.
Encore.

Daire, échevelée, un peu sur les dents – sans mauvais jeu de mots, devenait folle, elle avait besoin de se défouler et partait chaque matin à l’aurait avec son oiseau de proie chasser le farfadet et les mulots. Elle vit arriver un hibou grand-duc lors de ces matinées, ou la brume couvrait encore la lande. Réponse à ses questions, peut-être…
C’était à son bureau qu’elle ouvrit son courrier, récompensant le grand-duc d’une flatterie et d’un mulot de son épervier qui manqua d’arracher les yeux au hibou éberlué. Déroulant le parchemin elle le parcourut et au fur et à mesure des lignes elle écarquilla ses yeux couleur or, un sourire étira ses lèvres et elle se tourna vers son oiseau avec un grand sourire. Ce dernier poussa un cri aigu et se remit à trimer ses plumes impeccables. Elle transplana quelques minutes plus tard à Ste-Mangouste, au premier étage, première porte à droite. Les morsures graves. Au milieu des blouses vertes du personnel de soin magique, elle détonnait un peu, avec son tartan autour du buste et sa longue robe noire qui n’avait rien de convenable aux yeux des moldus mais passait très bien ici. Ses longues manches en pointe sur ses mains pâles et fines, elle parcourut la pièce du regard et tomba sur celui qu’elle cherchait. Mais hélas, cela ne donnerait rien, le patient avait succombé à ses morsures, le lycanthrope n’avait laissé aucune chance à cette victime, un peu dépitée et solennelle elle donna ses condoléances et s’apprêta à transplaner chez elle lorsqu’elle remarqua un homme curieux qui parcourait d’un air ahuri l’étage des yeux. Elle s’en approcha et lui demanda ce qu’il cherchait, il répondit qu’il cherchait le service des Empoisonnements par Potions & Plantes. Elle eut un sourire compréhensif et lui indiqua que cela se trouvait au troisième étage, l’homme parut surpris mais la remercia chaleureusement. Il lui proposa d’aller boire un thé et sans qu’elle comprenne exactement pourquoi, elle accepta, en discutant elle se retrouva à accepter un poste de Professeur à Poudlard. Ne lui demandez pas comment, elle se souvient juste que cet homme fort charmant mais quelque peu bizarre, lui avait posé des questions, sur les lycanthropes, les potions, ses connaissances sur la Disparition Pathologique et les poisons communs. En fait, c’était un test oral, en quelque sortes, comme de toute façon le professeur de Potion était hélas porté pâle pour au moins les trente années à venir – une pimentine qui aurait très mal tourné, les risques du métier.

Un bond de quelques mois en avant semble nécessaire.
Professeure de Potion à Poudlard, titre redondant de Maître des Potions, Daire n’abandonnait pas ses recherches sur la lycanthropie, elle brûlait de soigner son frère, mais hélas ce dernier était porté disparu depuis quelques années – en vérité, elle le savait, il avait fui la famille et son legilimens de père. Elle trouva, via le ministère et moyennant sûrement un coup de pouce de son directeur préféré – il avait du charme cet homme, un quelque chose qui le rendait pétillant et charmant, elle trouva donc un sujet connu et tout trouvé. Mais avant de faire ce genre de chose, il était plus aisé d’envoyer un courrier, histoire de se présenter ainsi que quelques pages de ses recherches choisies pour leur simplicité mais aussi leur pertinence. Elle annonça sans ambages que les chances étaient minces, mais qu’il fallait bien que quelqu’un s’y attèle, même en prenant des risques, un Maclan ne recule jamais ! C’est ainsi qu’elle entra en contact – un contact désespéré au vu de ses recherches, avec un ancien Auror vénézuélien. Malgré son grand rêve de voyage, elle ne pouvait se le permettre maintenant professeure, elle rongea donc son frein avec une patience qui aurait sûrement fait douter de son identité – qui diable avait donc pris du polynectar pour remplacer l’impatiente Daire ? Elle ne savait encore trop comment approcher un lycanthrope qui n’était pas sa famille, et lui demander d’accepter un tas de choses parfois intrusives, c’était maladroit d’imaginer que ce serait simple, les lycanthropes restaient des humains au fond, la bête ne se réveillait que pour tarir sa faim. Elle leva les yeux de son bureau, quittant ses confortables cachots et remonta dans le hall ou le soleil frappait la pierre de ses rayons brillants. Daire inspira longuement, son épervier sur son épaule balança ses ailes avant de plonger vers le ciel bleu. Elle resserra son tartan autour de ses épaules et regarda fixement l’horizon, décidée et fermement ancrée sur ses positions. On ne changeait pas le passé, mais le futur dépendait intimement de lui au final, on devait apprendre du passé, en souffrir s’il le fallait.
Et elle s’y était résignée.

Dans sa tête, le petit berceau de merisier tanguait toujours, inexorablement vide et silencieux.

Vous, derrière votre ordinateur ϟ
Bonsoirations, Bonjourations, j'suis bourrée de surnoms, comme "Echec Critique" ou "Zero Neurone", mais vous pouvez m'appeller Toaster. J'ai 23 balais, dont 12 de RP dérrière moi (avec des hauts et des bas, vous même vous savez), j'aime beaucoup lire, genre BEAUCOUP, j'adore forcément Harry Potter, je vous ai pas trouvé, c'est... Bah c'est Angelo qui m'a balancé le lien et, comme une bonne camée que je suis, j'ai cédé ?
Vous êtes beaux, vous sentez le sable chaud.
Voilà. Me mangez pas, la ferraille c'est particulièrement indigeste.



Dernière édition par Daire F. Maclan le Sam 28 Jan - 1:26, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: learn your lessons • Daire MACLAN   Ven 27 Jan - 22:59

Je suis vraiment content que tu sois venu sur le forum
LAISSE MOI T'AIMER OK. HFJSBFK <3
Vivement la suite de ta fiche banane

_________________

The only strength that really matters is the strength that makes you what you are in the eyes of those you love,
even if some of them disappear in your hands.

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MessageSujet: Re: learn your lessons • Daire MACLAN   Ven 27 Jan - 23:04

Oh my. My my my. J'ai l'impression que tout les profs de potion sont des torturés gothique ptn c'est ouf mdrrr.

BIENVENOUE ♥
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MessageSujet: Re: learn your lessons • Daire MACLAN   Ven 27 Jan - 23:05

BIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUE PARMI NOUS 8DDDD \o/
Et bienvenue dans la #TeamProfs ! 8DDD
Bon courage pour ta fiche !!
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Professeur de Potions
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Animal de Compagnie : Un épervier.
Messages : 13
Professeur de Potions
MessageSujet: Re: learn your lessons • Daire MACLAN   Sam 28 Jan - 1:26

MERCI ♥️

Angelococo ♥️ (krkrkr jetem.)

Vincent, alors déjà c'est pas torturé gothique, c'est "dramaqueen" daboreuh !
Merci quand même ♥️

Idris, je suis joie de rejoindre la #TeamProfs et d'être #EthiqueetResponsable !
Merci aussi, je te coeurcoeurise pour Dorian ♥️

ET DONC. C'est DU CACA EN BARRE méjéfini.
Comment dire, c'est barré, donc si c'est moche je corrige, pas de soucis pour ça, critiquez moi, j'irai pleurer dans mon armoire après. (et c'est DIX FOIS TROP long cette histoire, je suis TELLEMENT sorry pour ça ptn.)


(j'aime vos smileys, d'ailleurs.)
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MessageSujet: Re: learn your lessons • Daire MACLAN   Sam 28 Jan - 2:02

Bienvenue

Daire F. Maclan




Alors Miss Dramaqueen, si c'est du caca en barre, je vais grave complexer sur ce que j'écris à partir de maintenant parce que omg, j'ai adoré. J'ai dévoré tout cela avec beaucoup d'émotions je
Pauvre Daire, c'est affreux comme vie, j'aimerais bien lui offrir des bisous et des câlins mais elle m'intimide un peu

Bref, tout ça pour dire que ton personnage est beau, incroyablement bien construit et balancé et que tu es validée ! Bienvenue dans la #TeamProf ♥

Tu peux recenser ton avatar, faire une demande de liens dans ce sujet, n'oublie pas de créer ta fiche de cours et si le coeur t'en dis, être l'enseignant en charge de l'un des clubs de l'école !



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MessageSujet: Re: learn your lessons • Daire MACLAN   

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